Des merveilles inexplorées.
Le temps est révolu pour que la face cachée de l’Ayiti dont les fils conséquents et dignes ont toujours rêvée puisse enfin voir le jour. Le moment est maintenant venu pour que nous soignions de par nous-même notre image. Nous ne pouvons plus continuer à rester bouche bée face aux insultes des étrangers
À la découverte de nos sites historiques et touristiques.
Il est certain, que vous ne sachiez pratiquement rien d’Ayiti, sinon que les images les plus abjectes que la plupart des médias étrangers projettent d’elle, si vous désirez en savoir, il faut venir vous-même faire de nouvelles découvertes sur cette terre encore vierge.
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09 marzo, 2019
11:06
la culture haïtienne à découvert
La culture est définie en sociologie comme « ce qui est commun à un groupe d’individus, ce qui le soude, ce qui est appris, transmis, produit et créé ». Une institution internationale comme l'unesco la définit : « comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social . Outre les arts, les lettres et les sciences, elle englobe les modes de vie, les lois, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». Le mal par conséquent, se définit comme tout ce qui se fait contrairement à la morale, aux usages et à l´honnêteté. Comment puis-je démontrer qu´en Haïti, notre cher pays qu´on cultive le mal?
Plus d´un documents dénichés du passé qualifient le pays comme la perle des Antilles, évidemment puisque c´était réellement le lopin de terre le plus précieux et riche de la région. Comment peut-il arriver jusque là? Comment un pays qui jadis était un joyau peut se transformer en ce qu´on voit aujourd´hui, la honte des Amériques? Je crois savoir pourquoi et je vais essayer de le partager au public en général.
Depuis notre indépendance, les généraux qui ont lutté contre les français afin de libérer le pays du joug de l´esclavage, étaient les premiers à tuer leur propre libérateur et scinder le pays. Ils ne se contentaient pas de jouir de la victoire, de leur liberté et de penser à créer un nouveau pays qui soit réellement le pilier de l´anticolonialisme et ses corollaires, non, c´etait pas l´objectif. En guise de se mettre ensemble afin de donner un exemple probant au monde entier au´ils étaient capables de se diriger et accomplir de grands exploits, ils initiaient une lutte effrénée et acharnée pour le pouvoir et sa conservation. Ils s´entretuaient parqu´ils voulaient tous être gouvernants. En fin de compte, je réalise que le pouvoir en guise d´être un moteur de changement politique et socioéconomique est pour l´haïtien un business générant ainsi que son propre profit. C´est une honte de l´admettre, mais c´est vrai, le for de l´haïtien ce sont: les représailles, la destruction, l´instabilité et l´instauration de l´insécurité dans son entourage. Le pire c´est que cette manière de faire est transmise de bouches à oreilles, elle est devenue le fanion de plus d´une génération.
J´avais 5 ans en 90 quand il parlait enfin d´un éventuel retour à la démocratie, tout le monde y croyait, du coup il pensait que les choses allaient vraiment changer, cependant au cours de la même année il y eût un cout d´état militaire qui a ainsi tué l´espoir de toute la nation. Je n´essaie de défendre personne, je fais uniquement allusion à ce fait isolé qu´à titre d´exemple parce que dans le pays les mêmes phénomènes se reproduisent après chaque période électorale et tout le monde le voit comme quelque chose normale. À chaque fois que le peuple élit un président, il n´attend même pas deux ans pour réclamer son départ, et quand ce dernier refuse de partir, le pays subit les mêmes barbaries; les casseurs vandalisent tout ce qu´ils trouvent sur leur passage. Ils pillent, ils brûlent, ils tuent. À cet effet, le pays en guise de croitre et d´emprunter la voix du développement s´enfonce au plus profond de l´abîme. Je suppose que le problème de l´haïtien remonte à un passé immémorial, c´est pour cela que je crois fermement que l´autre a eu bel et bien raison d´affirmer qu´il est difficile de changer une mentalité qui a été forgée par des siècles de destin. L´haïtien est en quelque sorte le fils du mal, parce qu´il s´identifie avec, il est victime d´une suite d´événements qui a grandement scellé son destin. Il n´apprend pas a valoriser ce qu´il a, par contre il adore tout ce que possède son voisin, dans la majorité des cas ce qu´il possède a dix fois plus de valeurs que celui du voisin, mais comme dans sa tête il est un beau à rien, donc il préfère admirer la cour du voisin derrière la muraille.
Haïti est l´un des pays de la Caraïbe ayant les plus beaux plages, des sites touristiques et historiques qui pourraient hanter les touristes du monde entier, mais très peu d´haïtiens en font la promotion. Cependant, à chaque fois qu´il y a une manifestation, des représailles, des émeutes, il est présent avec son téléphone pour filmer et prendre des photos afin de partager ces informations immondes et révoltantes au monde entier, tout ceci pour avoir que des ¨LIKES¨. Plus d´un pensent que le pays est maudit, mais je crois que c´est archi-faux car ce n´est pas du tout l´espace qui cause problème mais plutôt les gens qui s´y habitent, autrement dit, nous constituons le mal qui ronge le pays. Nous sommes fascinés par la destruction, imbibés d´ambition, d´égoïsme, de trahison, et enfin habités par le mal.
Le mal que nous avons au sein de nous se transmet de génération en génération, c´est incroyable de constater que les jeunes d´aujourd´hui revendiquent les mêmes choses que ceux des années 90. Après presque 3 décennies les revendications sont les mêmes, alors on peut bien comprendre que ce pays n´a pas progresé. Ça aurait été plus aceptable de voir que le pays resterait un peu statique, mais le pire c´est qu´il marche a reculons. Le mal qui nous ronge et qui détruit notre pays a déjà atteint toutes les couches sociales, ce sera difficile d´y remédier mais ce sera pas imposible. Tout sera possible quand nous cessons de cultiver la haine, l´ambition, l´égoïsme et la joulasie. Nous pourrons enfin nous faire respecter comme nation quand nous cessons de nous faire représenter par des beaux à rien sinon par des hommes de valeurs qui reflètent nos images. Le mal que nous cultivons à l´heure qu´il est peut être deraciné du champs de nos vies si nous sommes conscients que de son existence et accepter le changement. Ce ne sera pas facile, mais si tous les haïtiens qui se rendent compte du problème dénoncent et proposent de solutions aux autres, je suis plus que certain qu´on pourra dans les deux prochaines décennies réorienter le pays vers un nouvel horizon où nos enfants n´auront pas à lutter pour la survie sinon vivre comme il faut.
Frères haïtiens que vous soyez en Haïti ou l´étranger, unissons nos forces afin d´éradiquer ce mal qui nous ronge et construire ensemble une nouvelle Haïti.
08 diciembre, 2013
12:43
la culture haïtienne à découvert
Le prisonnier 46664 après avoir passé 27 ans incarcéré est
devenu le plus célèbre prisonnier/président d´un pays où les noirs étant en
majorité étaient encore considérés comme des moins que rien, il dormait à même
le sol pour une cause juste qu´il a su défendre avec ardeur et adresse.
Après
s´être libéré, il ne nourrissait aucun sentiment de vengeance encore moins de
la haine, mais plutôt imprégner par ce vouloir d´unifier son pays décimé par la
guerre civile fruit d’un apartheid sans
merci. Ses compatriotes le croyait terrifier et assez horrifié afin de tirer sa
revanche mais, la première chose qu´il a faite en guise de se venger, c´est de
placer comme son premier ministre Peter Botta son adversaire qui l´a incarcéré
pendant presque plus de 3 décennies. N´est-ce pas un geste de dépassement de
soi?
Maintenant, il n´est pas seulement question de pleurer sa
mémoire, il est plus qu´évident de se demander à l´heure qu’il est qui serait prêt
à faire de tel sacrifice, pardonner à celui ou à ceux qui t´ont torturé et
humilié au plus profond de ta personne, afin de construire une nation sur la
vertu et les vraies valeurs républicaines, et sur un Etat de droit existant en
dehors des raisons d’Etat. Je vois vraiment mal ceux qui après la mort de Nelson
Mandela versent des larmes de crocodiles, les connaissant, à grand jamais l’avarice
du pouvoir ne leur aurait permis de pardonner en vue d’unifier la voile déchirée
de l’union, plutôt rendre la pareille à son ou ses adversaires. A tous ceux qui
laissent primer leur orgueil politique et leur cupidité sur les valeurs républicaines
et démocratiques, je vous partage la réponse de Nelson Mandela, à ceux qui lui
avaient conseillé de rendre la pareille à son adversaire, et je crois fermement
que l’Afrique du Sud a recouvré son unité par la mise en application de cette
phrase « Nous n’avons pas
le droit d’oublier le passé, mais nous avons le devoir de le transcender »
Telle, a été la réponse du grand maitre à son peuple… Et c’est en transcendant
le passé que son pays est devenu le plus grand pays de l’Afrique.
Et je souhaite que ceux qui ce jourd’hui honorent sa mémoire que vous soyez politiques ou
simples citoyens mettiez en application son enseignement.
16 octubre, 2013
16:00
la culture haïtienne à découvert
les causes
qui meurent sont celles pour lesquelles personne ne meurt. disait l´autre. Le
17 Octobre me rappelle malgré ma longue distance, la prouesse de notre Héro
sans égal qui nous a libéré de la barbarie des peuples, qui à l´heure qu´il est
se disent être civilisés, cette journée historique me rappelle la vision
bafouée du premier leader noir du monde ayant implémenté le concept
d´autodétermination des peuples dans une sphère poluée de colonialisme, de
néocolonialisme et ses corollaires. Cette journée historique me rappelle la
perte de notre identité et de notre indépendance puisque la mort prématurée de
notre leader a tout emportée.
Cette journée historique que je vais passer en
dehors du pays me permet de déceler une réalité: les esclaves au prix de leurs
vies afrontaient le danger pour nous libérer de l´esclavage, par contre les
potentats d´aujourd´hui vendent à l`encan l´effort consenti par nos Aïeux.
L´homme en soi valorise les choses qu´il acquiert à la sueur de son front, mais
quand c´est le fruit de l´effort de l´autre il s´en fout pas mal. Moun ki pè
mouri paka bay lavi, moun ki pa renmen madanm ni pa janm kontwi bon fanmi,
konsa tou moun ki pa gen peyi paka gouvène ni chanje. Je crois plus que jamais
que la cause cruciale que nous avons á défendre, c´est de nous efforcer à ne
plus être le seul PMA de l´Amérique. Où sont-ils? Ceux étant prêts à mourir pour cette cause. Si les esclaves
illetrés, qu´ils fussent avaient fait le plus grand exploit, nous autres qui se
disent être érudits nous aurions du prendre le relais. Notre cause à
défendre c´est de plus être le prototype de l´échec de peuple ayant accédé à
l´indépendance. Pour ce faire,
nous avons besoin d´un tout, ou la conjugaison des ressources humaines,
matérielles, économiques et financières. En outre des hommes et des femmes de
caractère...
Ce 17
Octobre me rappelle Dessalines Notre père qui nous a libéré et qui est tombé
peu après sous les projectiles de ses propres frères, ce jour triste et fade
m´a atrophié. Je suis abattu…
27 agosto, 2013
9:02
la culture haïtienne à découvert
Si l’on
observe bien ce qui se passe autour de nous, depuis la flore, la faune, jusqu’à
l’homme et les outils qu’il utilise pour se mouvoir, on peut sans doute
développer de nouvelles capacités d’adaptation et de compréhension des
phénomènes qui se produisent dans notre entourage. À regarder le déroulement
des situations socio-politiques d‘Ayiti depuis, plus précisément ces 3 dernières décennies, il est deux choses qu’on
pourrait affirmer : soit que le peuple qui est le mandant par excellence n’est
pas conscient de son véritable pouvoir, soit que les mandataires ne se sentent
pas responsabilisés. Justement, cette notion de responsabilité fait défauts,
puisque quand on élit quelqu’un pour agir en son nom, il faut le
responsabiliser, le serment qu’il prête au parlement à lui seul ne suffit pas,
s’il se sent être l’unique maitre de ses actions, s’il pense pouvoir agir comme
bon lui semble sans avoir de compte à rendre à personne. Oui le peuple, est véritablement
détenteur du pouvoir quand il est avisé, mais il est le vassal des gouvernants
démagogues quand il accepte sans conteste de perdre son droit le plus
fondamental, à savoir le droit d’élire ses gouvernants par le biais d’élection
démocratiquement disputée.
La
politique ayitienne est pareille à une bicyclette, elle comporte plus d’une entité
qui pourrait sans doute s’estimer être meilleure et plus importante que d’autres.
Si l’on prend en exemple ses parties les plus élémentaires tels : la
selle, les freins, le cadre, les roues, le guidon, la jante, les rayons etc.
lequel d’entre eux serait le plus important ? Dire qu’une partie est plus
importante, c’est désorganiser l’ensemble ou le tout qu’elles forment, mais on
reconnait le rôle tant crucial que jouent les rayons permettant au vélo d’être
en bonne et due forme. À mon humble avis, chacun de ses parties combien
élémentaires, représente une entité en pleine action en Ayiti :
1. Les freins représenteraient
le pouvoir Législatif, puisqu’il est là pour contrôler les excès et les
débordements de l’exécutif souventefois hâtif.
2. Le guidon, qui serait le
pouvoir Exécutif a pour principale fonction d’amener à bon port le pays par les
grandes orientations qu’il définit tant sur plan interne qu’externe.
3. Les roues constitueraient le pouvoir Judiciaire, dans la
mesure où ce pouvoir ferait le même travail qu’effectuent les roues, permet à l’ensemble
du pays d’emprunter le chemin du progrès tout en étant impartial.
4. La selle, qui représenterait les
écoles et les églises qui normalement sont deux institutions morales influençant
considérablement le comportement des gens, d’une part, par les formations
transmises aux écoles et les messages délivrés aux églises.
5. Les rayons, équivaudraient au
peuple sur qui tout se repose bien sûr, d’ailleurs dans une bicyclette où les
jantes manquent de rayons en grande quantité on n’est pas sûr de pouvoir sortir
avec, puisque les rayons sont extrêmement importants pour maintenir en bonne et
due forme le vélo. C’est de même pour un territoire s’il n’a pas de population
qui l’habite on ne pourra pas parler d’État, puisque depuis le traité de Westphalie
du 4 Octobre 1648, on détermine un État par 3 catégories : territoire,
population et pouvoirs publics.
6. La jante, représenterait les
médias qui devraient constituer les éclaireurs sociaux puisqu’ils détiennent un
pouvoir vraiment fort dans la diffusion des informations, c’est pourquoi, s’ils
sont de mauvaise foi, ils peuvent déstabiliser un pays par les informations qu’ils
transmettent. D’ailleurs le peuple ne peut pas faire de grandes analyses, il va
prendre position dans une situation déterminée après avoir entendu parler un
maitre d’opinion, un journaliste influent, bref tout citoyen digne de confiance
par le truchement des médias.
7. Le cadre, c’est l’Université
qui constitue le principal centre de débat. Normalement dans plus d’un pays,
particulièrement les pays occidentaux, les étudiants participent grandement à la
vie politique, économique, sociale, culturelle et scientifique… dans la mesure
où les dirigeants de ces pays se soucient de leurs avis et ne dirigent pas sans
eux. Lorsque sur une situation donnée, le débat se fait d’abord à l’université
avant de prendre des décisions, il y a non seulement de légitimité mais aussi il
y a une forte possibilité pour que la résolution qui va être adoptée ne va pas
à l’encontre des faits et de la réalité.
La théorie
de la bicyclette veut qu’il y ait harmonie entre les différentes entités au
sein d’un pays pour que ce pays aille à bon port. Elle formule que les forces
qui gouvernent un pays doivent s’unir et cohabiter, puisqu’elles forment un
tout ou un ensemble bien ordonné. Donc, toute incohérence de l’une influencera
la cohérence de l’autre. Autrement dit, toute désorganisation de l’une brisera
l’harmonie de l’ensemble.
À
comparer aux formes de gouvernement en vigueur en Ayiti, nous verrons que l’harmonie
de l’ensemble est fissurée au gré des intérêts de chacun (ou intérêts mesquins).
Les trois pouvoirs se déchirent sans cesse, le pouvoir exécutif veut tout contrôler,
le pouvoir législatif timidement veut enlever la honte en s’opposant inefficacement
et le Judicaire est tributaire à l’exécutif. Quant aux autres entités, elles se
placent dans l’arrière-plan. Tout d’abord les écoles et les églises ont démissionné,
car elles oublient leur véritable mission. Les écoles en guise d’être promotrice
de la formation sont devenues des centres d’intimidation, quant aux églises
elles gardent silence en tournant le dos presqu’à toute activité politique et
sociale. Ensuite, le peuple se résigne en acceptant tout et oubliant qu’il est détenteur du véritable
pouvoir, il le donne et attend désespérément un changement sans jamais exercer de pression sur les gouvernants…
Puis les médias qui constituent une entité très puissante, s’opposent le plus
souvent quand ils sont au dehors du pouvoir, en guise d’être des éclaireurs sociaux,
ils induisent certaines fois en erreur le peuple assoiffé d’informations. Par conséquent,
s’ils faisaient en tant que guides l’éducation politique du peuple, ce dernier saurait
comment se comporter et sera à même de défendre ses intérêts. Enfin l’Université
en Ayiti est l’entité la plus négligée, d’ailleurs cette question de débat n’existe
pas, et si les étudiants oseraient lever la voie pour dénoncer une quelconque
situation, dans l’enceinte même de leurs facultés qui demeurent des espaces
inviolables, ils peuvent se faire attaquer, nous pouvons prendre en exemple :
l’intrusion du président de la république et les CIMO le 17 Février 2012 à la
faculté d’ethnologie où nombre d’étudiants ont été matraqués. À vous tous et à
vous toutes lisant cette présentation de ma nouvelle théorie sur les situations
sociaux politiques en Ayiti, je vous demanderais de la critiquer à fond pour
voir si elle peut être confirmée ou infirmée…
À
SUIVRE…
Bonne
lecture !!!
J’attends
surtout les critiques.
21 abril, 2012
12:54
la culture haïtienne à découvert
Une semaine de découverte.
Plus d’un lorsqu’il parle d’Haïti fait uniquement référence à Port-au-Prince sans tenir compte de la réalité des gens vivant dans les provinces, plus de 20 ans de routine ne suffisait pas et ne peut égaler cette semaine que j’ai prise afin de visiter des organisations paysannes de quatre des départements du pays. Ce voyage local a pour moi autant d’importance qu’une année d’apprentissage de grandes théories, certaines apprises à l’école, je les vérifie pendant cette semaine passée en compagnie des paysans, étant convaincus à l’heure qu’il est d’être l’une des couches aussi importantes du pays. Dans notre culture, les politiques utilisent les classes paysannes et le gros peuple souventefois comme un pont jeté à la direction du pouvoir, mais une fois traversé ce cul-de-sac, ils oublient toutes les promesses faites lors des campagnes électorales. Les piliers socio-culturel et politique d’Haïti reposent sur le travail des paysans. On s’est rendu à Désarmes, on a côtoyé des gens m’expliquant qu’à la veille de la chute de Jean Claude Duvalier les arbres de ladite localité étaient tous abattus sous la direction du gouvernement, lequel voulait combattre les opposants qu’il appelait « kamoken » ou criminels. Ce qui faisait de cette zone un véritable désert. Par conséquent, par la conscience collective qui animait les habitants de Désarmes, ils ont pu graduellement reboiser la zone et faire de cette dernière l’une des localités les plus reboisées du pays et ceci sans l’aide de l’État, uniquement par son autorisation. Après avoir quitté ce lieu le lendemain matin de très tôt, on se rendait à Papaye, malgré les encombrements de la route, on y parvenait fort bien. En arrivant là-bas, les gens avec lesquels ne devrions nous entretenir étaient partis compte tenu de notre retard dû à ces problèmes rencontrés au cours de la route. On effectuait seuls la visite dans l’enceinte de MPP (Mouvement des paysans de papaye) un centre de formation de cadres paysans, étant la référence de toutes les organisations paysannes, fondée depuis 1937 et contient environs 71 000 membres. Nous avions eu la chance de visiter tous les travaux de cette école destinée à aider et à promouvoir non seulement l’agriculture mais aussi des techniques pouvant permettre aux paysans de mieux changer leur mode de vie sans attendre vainement l’État qui pour ces derniers n’est qu’une utopie et une illusion persistante.
En laissant ce lieu, on se rendait à Gros Morne, dans la 7ème section communale qu’on appelle « Moulin », On a été surpris de voir comment ces paysans se mettaient ensemble à travers une structure qu’on appelle, Organisation des Paysans de la 7ème section communale Gros Morne (OP7G), cette zone est très reculée, on se trouvait dans pleins de difficultés de pouvoir placer des appels téléphoniques, mais cela n’empêche du tout pas ces gens à se mettre ensemble, en l’absence, disent-ils d’un État providence, qui les soutiendrait. Cette organisation paysanne existe depuis 8 ans dans la zone, elle joue un rôle de support à tous les habitants de la zone même à ceux qui n’en font pas partie. Après avoir enquêté sur tout ce petit territoire, elle sensibilise les gens tout en les disant que la meilleure façon de combattre leur misère commune et ceux qui les exploitent et les appauvrissent par des prêts à des taux usuraires (100%), c’est lorsqu’ils arrivent à se mettre ensemble. Et ceux-là, qui les exploitent ils les appellent selon leur formule (gwo pwason kap manje ti pwason), signifiant littéralement, les gros poissons mangent les petits. Cette organisation contient 2865 membres, elle a un comité exécutif et parallèlement des commissions, telles que commission de : Santé, agriculture, gestion, d’enquête et de conciliation… Elle organise une carte sociale qui lui permet d’évaluer la productivité de chaque famille, progrès et regret afin de pouvoir mieux intervenir lorsque le besoin de se fait sentir, outre cela, elle a une banque agricole où elle conserve les denrées de ses membres. Cette organisation de par sa structure nous est restée imprégner à l’esprit. À chaque réunion ils font des campagnes de sensibilisation tout en utilisant des illustrations ne faisant que resserrer leur lien. Au début, ils se distanciaient les uns des autres tout en ignorant qu’ils avaient besoin les uns des autres, mais une fois remarqué la nécessité, ils finissaient par se mettre ensemble. Fondamentalement, il ne peut pas y avoir d’ennemis au sein de cette structure, c’est pour cela tous ceux et toutes celles qui avaient préalablement des différends, une fois intégré OP7G ils ou elles se donnent la main puisque là où il y a méfiance il y a nécessairement mésentente et cette dernière conduit à la désunion totale. Chaque membre de chaque commission donne des cotisations et ce sont toutes ces cotisations ajoutées à celles des autres membres qui permettent à l’organisation de débuter ses activités et cette cotisation l’a permis de résoudre les problèmes de sa communauté mais aussi aider les autres zones qui sont dans le besoin. Nous avons en exemple Boute Benoit qui est un technicien agricole et formateur, il nous témoigne que ses enfants sont à l’université grâce à l’agriculture et à l’encadrement reçu dans l’OP7G afin de mieux savoir cultiver la terre. Si l’on rapporte les paroles de ce dernier on dirait que là où l’État a failli à sa mission, les citoyens conséquents doivent s’unir en vue de résoudre leurs problèmes communs.
Après notre passage à Moulin, on se rendait à Jean Rabel, spécialement à « la coma », Nous avions rencontré un Monsieur se nommant Célina Joanès, qui a passé une bonne partie de sa vie aux États-Unis, et une fois retourné en Haïti il a créé cette organisation paysanne au nom d’ « ADRUH » qui dans cette localité permet aux paysans de mieux cultiver la terre. La coma est une section communale très difficile, où il y a une sècheresse à nulle autre pareille, la terre qui est la seule source de revenu des habitants ne peut pas être cultivée compte tenu d’une carence considérable d’eau, la pluie ne tombe depuis environs 8 mois dans l’année selon les dires des paysans ce qui fait que la vie de tous devient précaire et difficile mais malgré tout ils subsistent puisqu’ils se mettent ensemble. Aussi paradoxal que cela paraisse, il y a une rivière pas trop loin des jardins des paysans mais ils ne peuvent pas l’utiliser parce qu’ils n’ont pas un système d’irrigation, donc ils sont en train de souffrir, pas parce qu’ils sont pauvres mais parce qu’ils ne peuvent pas exploiter leurs ressources naturelles pour pouvoir produire.
Nous reconnaissons le courage des habitants de la coma qui malgré leurs misères s’entendent au lieu de s’entredéchirer, ADRUH n’est pas la seule organisation paysanne dans la zone mais, à nos sens elle est la mieux structurée. Et tout comme OP7G elle est très sollicitée par d’autres zones en vue de pouvoir former les planteurs et les orienter dans la culture de la terre.
À noter que ces organisations paysannes se donnent une triple mission :
1- Former un staff de techniciens agricoles pouvant aider les paysans à mieux cultiver la terre avec de bonnes techniques et de méthodes.
2- Sensibiliser les gens sur la nécessité de se mettre ensemble, sur une base d’intérêts communs.
3- Inculquer à ces derniers les vraies valeurs tout en primant l’importance à accorder à l’environnement etc.
Nous croyons comprendre très profondément que les organisations paysannes sont toutes apolitiques mais elles constituent une force prépondérante tant dans la vie culturelle et politique. Une force Culturelle dans la mesure où les coutumes haïtiennes s’appliquent mieux et sans arrêt dans nos campagnes. Une force politique dans le sens que les politiques en ont toujours besoin pour accéder au pouvoir. Nous avions suivi avec beaucoup d’intérêts les déclarations de tout un chacun et nous avions pu rapidement comprendre qu’ils finissaient par découvrir la manœuvre de certains «polis p’tis chiens» «haïr siens» ils cajolent l’électorat ou le peuple quand ils l’ont besoin mais une fois avoir le pouvoir ils l’ont mis à l’écart. Ce qui nous est resté gravé dans la mémoire c’est que, ces paysans qui arrivent à s’unir sont pour la plupart des gens qui ne savent ni lire ni écrire, ils sont des analphabètes mais ils ont pris conscience de leur état et cette capacité leur conduisant à la prise de conscience a transcendé l’analphabétisme, donc le savoir lire et écrire ne leur constitue plus un handicap. Cela prouve également que ces derniers sont plus aptes au changement du pays que les gouvernants, aucun pays ne peut progresser quand l’opposition ne prend pas la position étant favorable au bien-être collectif.
Nous avons des gouvernants caméléons tout comme l’opposition qui critique sans mettre la main dans la patte pour changer. Quand les gens de cette soit disant opposition sont embauchés et voilà sont disparues toutes critiques, ce n’est pas celle-là que nous avons besoin. Nous avons besoin une qui soit capable de défendre l’intérêt du pays en toute objectivité. Ce voyage local nous amène aussi à remarquer que ces organisations paysannes fonctionnent aussi bien que la façon que l’État devrait s’organiser, pas parce qu’elles ont des moyens, mais parce qu’elles ont de la volonté, bref elles se composent des gens dévoués. Le véritable état n’est pas l’ensemble des structures mises en place en vue de l’organisation d’un espace, mais le peuple, puisqu’il est le seul à élire les gouvernants et du même coup le seul à leur ôté aussi le pouvoir quand ils n’accomplissent pas leurs tâches. Nous avons une culture politique différente de tous les autres peuples de l’hémisphère, nos politiciens ne font pas carrière pour la plupart, ce sont des gens qui viennent de partout et de nulle part et bénéficiant d’une quelconque popularité sans avoir aucune expertise encore moins une idée de comment fonctionne une organisation sociale. Et aussi bizarre que cela paraisse, ils arrivent au timon des affaires de l’État. Que peut-on attendre de meilleur de ces hommes, qui n’ont aucune idée de comment fonctionne une simple administration voire l’État?
Quelqu’un qui a su faire carrière au sein d’une bonne organisation paysanne, s’il possède les critères retenus et exigés il est mieux placé à prendre en charge la gestion de la chose publique, et celui qui arrive à faire carrière dans le bénévolat de l’organisation paysanne n’aura pas besoin de travailler dans l’État mais pour l’État. Travailler dans l’État c’est pour ses propres intérêts et celui de sa famille mais travailler pour l’État c’est pour le bien-être collectif de la population. Cette semaine passée à explorer les facettes de la culture politique haïtienne nous a permis de découvrir que le politicien haïtien est celui qui travaille pour s’enrichir, pour augmenter ses privilèges aux détriments des autres, tels les réactionnaires de l’époques coloniale. Mais l’homme politique est celui utilisant la politique comme une vertu, sa vie se suffit à lui-même. Ressources rares en Haïti.
L’espoir n’est pas perdu, nous sommes convaincus puisque les paysans font élèves et leurs instructions se transmettront de génération en génération où les vraies valeurs haïtiennes remonteront en surface.
Plus d’un lorsqu’il parle d’Haïti fait uniquement référence à Port-au-Prince sans tenir compte de la réalité des gens vivant dans les provinces, plus de 20 ans de routine ne suffisait pas et ne peut égaler cette semaine que j’ai prise afin de visiter des organisations paysannes de quatre des départements du pays. Ce voyage local a pour moi autant d’importance qu’une année d’apprentissage de grandes théories, certaines apprises à l’école, je les vérifie pendant cette semaine passée en compagnie des paysans, étant convaincus à l’heure qu’il est d’être l’une des couches aussi importantes du pays. Dans notre culture, les politiques utilisent les classes paysannes et le gros peuple souventefois comme un pont jeté à la direction du pouvoir, mais une fois traversé ce cul-de-sac, ils oublient toutes les promesses faites lors des campagnes électorales. Les piliers socio-culturel et politique d’Haïti reposent sur le travail des paysans. On s’est rendu à Désarmes, on a côtoyé des gens m’expliquant qu’à la veille de la chute de Jean Claude Duvalier les arbres de ladite localité étaient tous abattus sous la direction du gouvernement, lequel voulait combattre les opposants qu’il appelait « kamoken » ou criminels. Ce qui faisait de cette zone un véritable désert. Par conséquent, par la conscience collective qui animait les habitants de Désarmes, ils ont pu graduellement reboiser la zone et faire de cette dernière l’une des localités les plus reboisées du pays et ceci sans l’aide de l’État, uniquement par son autorisation. Après avoir quitté ce lieu le lendemain matin de très tôt, on se rendait à Papaye, malgré les encombrements de la route, on y parvenait fort bien. En arrivant là-bas, les gens avec lesquels ne devrions nous entretenir étaient partis compte tenu de notre retard dû à ces problèmes rencontrés au cours de la route. On effectuait seuls la visite dans l’enceinte de MPP (Mouvement des paysans de papaye) un centre de formation de cadres paysans, étant la référence de toutes les organisations paysannes, fondée depuis 1937 et contient environs 71 000 membres. Nous avions eu la chance de visiter tous les travaux de cette école destinée à aider et à promouvoir non seulement l’agriculture mais aussi des techniques pouvant permettre aux paysans de mieux changer leur mode de vie sans attendre vainement l’État qui pour ces derniers n’est qu’une utopie et une illusion persistante.
En laissant ce lieu, on se rendait à Gros Morne, dans la 7ème section communale qu’on appelle « Moulin », On a été surpris de voir comment ces paysans se mettaient ensemble à travers une structure qu’on appelle, Organisation des Paysans de la 7ème section communale Gros Morne (OP7G), cette zone est très reculée, on se trouvait dans pleins de difficultés de pouvoir placer des appels téléphoniques, mais cela n’empêche du tout pas ces gens à se mettre ensemble, en l’absence, disent-ils d’un État providence, qui les soutiendrait. Cette organisation paysanne existe depuis 8 ans dans la zone, elle joue un rôle de support à tous les habitants de la zone même à ceux qui n’en font pas partie. Après avoir enquêté sur tout ce petit territoire, elle sensibilise les gens tout en les disant que la meilleure façon de combattre leur misère commune et ceux qui les exploitent et les appauvrissent par des prêts à des taux usuraires (100%), c’est lorsqu’ils arrivent à se mettre ensemble. Et ceux-là, qui les exploitent ils les appellent selon leur formule (gwo pwason kap manje ti pwason), signifiant littéralement, les gros poissons mangent les petits. Cette organisation contient 2865 membres, elle a un comité exécutif et parallèlement des commissions, telles que commission de : Santé, agriculture, gestion, d’enquête et de conciliation… Elle organise une carte sociale qui lui permet d’évaluer la productivité de chaque famille, progrès et regret afin de pouvoir mieux intervenir lorsque le besoin de se fait sentir, outre cela, elle a une banque agricole où elle conserve les denrées de ses membres. Cette organisation de par sa structure nous est restée imprégner à l’esprit. À chaque réunion ils font des campagnes de sensibilisation tout en utilisant des illustrations ne faisant que resserrer leur lien. Au début, ils se distanciaient les uns des autres tout en ignorant qu’ils avaient besoin les uns des autres, mais une fois remarqué la nécessité, ils finissaient par se mettre ensemble. Fondamentalement, il ne peut pas y avoir d’ennemis au sein de cette structure, c’est pour cela tous ceux et toutes celles qui avaient préalablement des différends, une fois intégré OP7G ils ou elles se donnent la main puisque là où il y a méfiance il y a nécessairement mésentente et cette dernière conduit à la désunion totale. Chaque membre de chaque commission donne des cotisations et ce sont toutes ces cotisations ajoutées à celles des autres membres qui permettent à l’organisation de débuter ses activités et cette cotisation l’a permis de résoudre les problèmes de sa communauté mais aussi aider les autres zones qui sont dans le besoin. Nous avons en exemple Boute Benoit qui est un technicien agricole et formateur, il nous témoigne que ses enfants sont à l’université grâce à l’agriculture et à l’encadrement reçu dans l’OP7G afin de mieux savoir cultiver la terre. Si l’on rapporte les paroles de ce dernier on dirait que là où l’État a failli à sa mission, les citoyens conséquents doivent s’unir en vue de résoudre leurs problèmes communs.
Après notre passage à Moulin, on se rendait à Jean Rabel, spécialement à « la coma », Nous avions rencontré un Monsieur se nommant Célina Joanès, qui a passé une bonne partie de sa vie aux États-Unis, et une fois retourné en Haïti il a créé cette organisation paysanne au nom d’ « ADRUH » qui dans cette localité permet aux paysans de mieux cultiver la terre. La coma est une section communale très difficile, où il y a une sècheresse à nulle autre pareille, la terre qui est la seule source de revenu des habitants ne peut pas être cultivée compte tenu d’une carence considérable d’eau, la pluie ne tombe depuis environs 8 mois dans l’année selon les dires des paysans ce qui fait que la vie de tous devient précaire et difficile mais malgré tout ils subsistent puisqu’ils se mettent ensemble. Aussi paradoxal que cela paraisse, il y a une rivière pas trop loin des jardins des paysans mais ils ne peuvent pas l’utiliser parce qu’ils n’ont pas un système d’irrigation, donc ils sont en train de souffrir, pas parce qu’ils sont pauvres mais parce qu’ils ne peuvent pas exploiter leurs ressources naturelles pour pouvoir produire.
Nous reconnaissons le courage des habitants de la coma qui malgré leurs misères s’entendent au lieu de s’entredéchirer, ADRUH n’est pas la seule organisation paysanne dans la zone mais, à nos sens elle est la mieux structurée. Et tout comme OP7G elle est très sollicitée par d’autres zones en vue de pouvoir former les planteurs et les orienter dans la culture de la terre.
À noter que ces organisations paysannes se donnent une triple mission :
1- Former un staff de techniciens agricoles pouvant aider les paysans à mieux cultiver la terre avec de bonnes techniques et de méthodes.
2- Sensibiliser les gens sur la nécessité de se mettre ensemble, sur une base d’intérêts communs.
3- Inculquer à ces derniers les vraies valeurs tout en primant l’importance à accorder à l’environnement etc.
Nous croyons comprendre très profondément que les organisations paysannes sont toutes apolitiques mais elles constituent une force prépondérante tant dans la vie culturelle et politique. Une force Culturelle dans la mesure où les coutumes haïtiennes s’appliquent mieux et sans arrêt dans nos campagnes. Une force politique dans le sens que les politiques en ont toujours besoin pour accéder au pouvoir. Nous avions suivi avec beaucoup d’intérêts les déclarations de tout un chacun et nous avions pu rapidement comprendre qu’ils finissaient par découvrir la manœuvre de certains «polis p’tis chiens» «haïr siens» ils cajolent l’électorat ou le peuple quand ils l’ont besoin mais une fois avoir le pouvoir ils l’ont mis à l’écart. Ce qui nous est resté gravé dans la mémoire c’est que, ces paysans qui arrivent à s’unir sont pour la plupart des gens qui ne savent ni lire ni écrire, ils sont des analphabètes mais ils ont pris conscience de leur état et cette capacité leur conduisant à la prise de conscience a transcendé l’analphabétisme, donc le savoir lire et écrire ne leur constitue plus un handicap. Cela prouve également que ces derniers sont plus aptes au changement du pays que les gouvernants, aucun pays ne peut progresser quand l’opposition ne prend pas la position étant favorable au bien-être collectif.
Nous avons des gouvernants caméléons tout comme l’opposition qui critique sans mettre la main dans la patte pour changer. Quand les gens de cette soit disant opposition sont embauchés et voilà sont disparues toutes critiques, ce n’est pas celle-là que nous avons besoin. Nous avons besoin une qui soit capable de défendre l’intérêt du pays en toute objectivité. Ce voyage local nous amène aussi à remarquer que ces organisations paysannes fonctionnent aussi bien que la façon que l’État devrait s’organiser, pas parce qu’elles ont des moyens, mais parce qu’elles ont de la volonté, bref elles se composent des gens dévoués. Le véritable état n’est pas l’ensemble des structures mises en place en vue de l’organisation d’un espace, mais le peuple, puisqu’il est le seul à élire les gouvernants et du même coup le seul à leur ôté aussi le pouvoir quand ils n’accomplissent pas leurs tâches. Nous avons une culture politique différente de tous les autres peuples de l’hémisphère, nos politiciens ne font pas carrière pour la plupart, ce sont des gens qui viennent de partout et de nulle part et bénéficiant d’une quelconque popularité sans avoir aucune expertise encore moins une idée de comment fonctionne une organisation sociale. Et aussi bizarre que cela paraisse, ils arrivent au timon des affaires de l’État. Que peut-on attendre de meilleur de ces hommes, qui n’ont aucune idée de comment fonctionne une simple administration voire l’État?
Quelqu’un qui a su faire carrière au sein d’une bonne organisation paysanne, s’il possède les critères retenus et exigés il est mieux placé à prendre en charge la gestion de la chose publique, et celui qui arrive à faire carrière dans le bénévolat de l’organisation paysanne n’aura pas besoin de travailler dans l’État mais pour l’État. Travailler dans l’État c’est pour ses propres intérêts et celui de sa famille mais travailler pour l’État c’est pour le bien-être collectif de la population. Cette semaine passée à explorer les facettes de la culture politique haïtienne nous a permis de découvrir que le politicien haïtien est celui qui travaille pour s’enrichir, pour augmenter ses privilèges aux détriments des autres, tels les réactionnaires de l’époques coloniale. Mais l’homme politique est celui utilisant la politique comme une vertu, sa vie se suffit à lui-même. Ressources rares en Haïti.
L’espoir n’est pas perdu, nous sommes convaincus puisque les paysans font élèves et leurs instructions se transmettront de génération en génération où les vraies valeurs haïtiennes remonteront en surface.
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