10 agosto, 2013



Depuis son début, la peinture ayitienne a toujours été caractérisée à la fois par ses sources d'inspiration, populaires et spirituelles, et par un style original incarné par les artistes la pratiquant, lesquels artiste qu’on appelle les naïfs. On les appelait ainsi parce qu’ils prônaient un style pictural figuratif ne respectant pas — volontairement ou non — les règles de la perspective sur les dimensions, l'intensité de la couleur et la précision du dessin.
Les débuts…
La peinture a toujours été une forme d'expression traditionnelle et symbolique en Ayiti comme en témoignent les décorations murales et les illustrations d'inspiration religieuse dont certaines remontent au XVIIIe siècle. Alors que les familles de colons riches savaient importer beaucoup de tableaux d'Europe ou savaient faire venir des peintres occidentaux sur place, certains d'autres envoyaient leurs esclaves libres en Europe particulièrement en France pour y apprendre la peinture et exploiter leur talent. 

Ainsi, une première Académie de peinture Ayitienne est créée au Cap-Haïtien par le roi Henry Christophe peu après l'indépendance du pays en 1804. En 1816, Pétion à son tour ouvre une école d'Art à Port-au-Prince où viennent enseigner des peintres français. La période de 1830 et 1860, est cette période où les sujets historiques liés à l'esclavage, et religieux, notamment autour du culte vaudou, constituaient alors les principaux thèmes des artistes d’alors, dont la production est encore masquée par l'activité le plagiat.
Les naïfs Ayitiens
Dans les années 40 plus précisément en 1944 après la Seconde Guerre mondiale, le peintre et professeur américain Dewitt Peters crée à Port-au-Prince une école d'art et de peinture. Son enseignement restait dans un premier temps académique et influencé par les courants occidentaux ou américains. Mais impressionné par le style naïf des peintres ayitiens, il décidait d'accueillir, en complément de ses étudiants traditionnels, des autodidactes à qui il fournit du matériel qui leur permettra d'exprimer leurs talents. Bref il faisait une mixture entre le savoir-faire des naïfs et celui des occidentaux. Pour lui cela fut un mariage parfait. Une première vague de ces artistes commence à connaître une certaine notoriété, comme Hector Hyppolite, Rigaud Benoit, Castera Bazile, Wilson Bigaud ou Robert Saint-Brice. C'est le début du mouvement des « naïfs ayitiens ».

Le poète français André Breton lors de ses voyages en Haïti, entre 1943 et 1945 se prenait d'admiration pour ces œuvres attrayantes. C’est pour cela, une fois retournée en France, il publie alors un texte en honneur d’Hector Hyppolite, lequel texte attirant l'attention de plus d’un intellectuel français sur la peinture ayitienne, comme Jean-Paul Sartre qui en 1949, visite.
Au cours des années 1950, la peinture ayitienne a évolué et se diversifie, s'ouvrant à différentes formes d'expression, mais privilégiant toujours les couleurs et le trait. Plusieurs ateliers ont vu le jour dans différentes parties du territoire. L'art naïf haïtien se répand alors dans le monde: le Museum of Modern Art de New York se porte acquéreur de toiles des artistes les plus en vogue de même que Time Magazine qui en reproduit des fresques dans ses éditions.
Le terme de « naïfs » décrit comme on a vu ci-dessus un style figuratif où dominent les couleurs en aplat et les sujets populaires tels que : scènes de rue, marchés animés, combats d'animaux, etc. Il s'applique moins à la technique des artistes qui maîtrisent totalement leur art. Dans les années 1960, il y eut une affluence d’acheteurs s'arrachant les œuvres des naïfs ayitiens qui deviennent des articles recherchés sur le marché de l'art. On pourrait même dire que les arts des naïfs avaient le monopole du marché des arts. Ce brutal intérêt commercial, qui provoque l'émergence d'une véritable industrie artisanale de peintures naïves, amènera des artistes comme la communauté de Saint Soleil à revenir aux sources en plaçant la culture vaudou au cœur de leur démarche.

Le vaudou et la peinture
Le culte vaudou apparaît très tôt dans la peinture haïtienne. Les deux figures les plus marquantes et les plus symboliques sont Hector Hyppolite et Robert Saint-Brice, dont la démarche artistique a été saluée par André Breton pour le premier, et par André Malraux pour le second.
Au début des années 1970, Maud Robart et Jean-Claude Garoute (connu comme peintre sous le nom de Tiga) créent un centre d’art destiné à accueillir les artistes autour du thème du mystère vaudou. Ils s'installent d'abord dans le quartier de Nérettes, à Pétion ville, dans la banlieue de Port-au-Prince. L’expérience n’est pas concluante, mais les deux intellectuels s’accrochent à leur projet. Ils déménagent en 1973 à Soisson (Montagne noire), à quelques kilomètres de Port-au-Prince, sur les hauteurs de Pétion ville.

En ce lieu, Ils rencontrent des maçons, des cuisinières, des jardiniers et des paysans auxquels ils prêtent un local, des pinceaux et des toiles. La peinture de ces « résidents » va s'orienter vers le thème du vaudou. Leur groupe sera considéré comme une école, baptisée « Saint Soleil ». En 1975, Malraux visite cette communauté et lui donne une aura mystique dans son essai L'Intemporel : il prolonge et amplifie, trente ans après André Breton, l'attrait et la séduction que la peinture d'Ayiti exerce : « Un peuple d’artiste habite Ayiti » écrit-il, soulignant que sur l'île, tout est sujet à transcription picturale : le marché, le mariage, la pêche et la religion, syncrétique comme à Cuba et au Brésil.
La communauté Saint Soleil en 1978 s’est séparée mais les peintres les plus impliqués et les plus talentueux veulent continuer à peindre : Louisiane Saint Fleurant, Denis Smith, Dieuseul Paul, Levoy Exil et Prospère Pierre Louis, les « historiques de Saint Soleil » créent un groupe informel qui prend le nom des « Cinq soleils ». Ces artistes vont essaimer et beaucoup de peintres vont se reconnaître dans leur démarche : ainsi des artistes comme Payas ou Stevenson Magloire (le fils de Louisiane Saint Fleurant, qui mourra assassiné) se font connaître jusqu'en Europe et aux États-Unis.
Longtemps, on a trouvé des toiles de ces artistes dans les magasins les plus improbables y compris les boutiques pour touristes, dans lesquelles elles côtoyaient la peinture naïve. Aujourd’hui, un marché s’est organisé autour de la peinture vaudou, et les toiles de ses représentants sont vendues, souvent très cher, dans les galeries américaines et françaises.
La peinture des naïfs ayitiens depuis, a toujours été florissante, elle traduisait et traduit encore les aspirations du peuple dans toute sa globalité et permet au reste du monde de se faire une idée de notre pays. Ensemble protégeons nos acquis et voyageons ensemble dans l’univers de ces arts sans pareils. 

Bibliographie
  • Selden Rodman, Where art is joy; Haitian art, the first forty years, Ruggles De Latour INC, 1988.
  • Laënnec Hurbon, Les mystères du Vaudou, Gallimard découvertes, 1993.
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  • Catalogue de l'exposition Peinture Haïtienne d'inspiration vaudou, Musée d'Aquitaine à Bordeaux (10 mai au 30 novembre 2007), éditions Le Festin, 2007.
  • Catalogue de l'expositionVaudou à l'Abbaye de Daoulas, du 27 juin 2003 au 11 janvier 2004, sous la dir. Michel Le Bris, Hoëbeke, 2003.
  • Catalogue de l'exposition Haïti, anges et démons à la Halle St Pierre, Paris, du 21 mars au 30 juin 2000 / sous la dir. de Martine Lusardy, Hoëbeke/Halle St Pierre, 2000.
  • Michel Philippe Lerebours, Haïti et ses peintres de 1804 à 1980. Souffrances & Espoirs d'un Peuple, 2 volumes, Port-au-Prince, 1989.

25 julio, 2013



La population des Maasaï constitue une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d'Afrique de l'Est, qui vivent principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya, le nord de la Tanzanie. Ils appartiennent au groupe des sociétés nilotiques (Les nilotiques sont réparties sur une vaste région s'étendant sur le Soudan du Sud, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie) et ont émigré depuis le sud du Soudan vers le XVe siècle, accompagnés de leurs bétails domestiques.
Par le simple fait qu’il occupe en Afrique de l’Est de nombreux parcs animaliers a probablement contribué à faire de ce peuple l’un des plus connus du grand public occidental. Ils maintiennent leurs traditions culturelles tout en prenant part aux forces économiques, sociales, et politiques contemporaines, dans la région et au-delà. En Tanzanie ces populations subissent actuellement des tentatives d'expropriation de la part du gouvernement du président Jakaya Kikwete principalement.

L’espace de terre que ces populations occupent s'étend de chaque côté de la frontière qui sépare le Kenya de la Tanzanie, entre les monts Kenya et le Kilimandjaro (plus haut sommet de l'Afrique avec 5 895 m). Le climat y est chaud et sec.
Leur territoire compte différentes réserves naturelles et de grands territoires où les animaux sont protégés : rhinocéros, lions, buffles, éléphants, girafes, gnous, gazelles, zèbres…
Ces semi nomades de l’Afrique de l’Est qu’on appelle les Massaï sont se sont déplacés du nord au sud, entraînant la migration d’autres groupes, jusqu’à s’implanter dans une longue région allant du nord du Kenya au centre de la Tanzanie.
Une partie importante des terres massaï a été conquise par les colons britanniques et allemands à la fin du XIXe siècle, c’est ainsi que les influences occidentales commençaient par s’implanter au sein de ces communautés traditionnelles. Nous allons un peu plus loin voir ensemble les dégâts  causés par ces influences.

Les gouvernements Kenyan et tanzanien ont voulu par pression leur faire transformer en sédentaire, mais ils ont résisté, et leur résistance a contribué à générer chez nombre d’observateurs une vision romantique de leur mode de vie, étant considéré comme un exemple d’harmonie avec la nature. Leur conservatisme est sans doute également à l’origine de l’attrait qu’ils exercent sur les touristes occidentaux.

Selon plus d’une source, la population maasaï serait comprise entre 300 000 et 880 000 personnes. Au Kenya, ils sont au nombre 841 622 après les derniers recensements de 2009. Ils se répartissent en cinq groupes : les Arusha, les Baraguyu, les Kisongo, les Purko et les Samburu. Ils vivaient en dehors de toute modernité et d’infrastructures, d’ailleurs ils construisent de petites maisons circulaires temporaires en utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de bouse de vache et de boue. Ce mélange sèche rapidement au soleil pour devenir suffisamment dur.

Leurs maisons sont toutes construites de la même manière : une pièce où les invités peuvent discuter, une pièce pour les animaux, la pièce principale où il y a le feu pour cuire les aliments et les nattes pour dormir, posées par terre. Il n'y a pas de meubles.
À l’opposé des autres communautés ce sont les femmes qui construisent les maisons et s’occupent de la vie du village (entretien des maisons, repas, vêtements…). Les hommes veillent à la sécurité du campement et s’occupent du bétail. (Sur ce point la différence avec Ayiti est tenue puisque tout comme les femmes Maasaï, ce sont les femmes en Ayiti qui s’occupent du traintrain quotidien, la seule différence est qu’en Ayiti ce ne sont pas les femmes qui construisent les maisons, cette tâche revient aux hommes)
Les Massaï se nourrissent surtout de laitages et de sang. Ils peuvent en effet prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer, en les incisant au niveau du cou d’une flèche tirée dans la veine jugulaire. Un bol de sang mélangé à du lait constitue l’aliment de base. La viande est consommée plus rarement et ne doit jamais être mêlée à du lait ; elle est réservée à certaines cérémonies ou occasions particulières.
Sur le plan culturel, ils ont une société patriarcale qui est le plus ou moins gérontocratique, les anciens prennent toutes les décisions pour l’ensemble du groupe. Le chef spirituel, oloiboni ou laibon, agit comme un intermédiaire entre les Massaï et leur dieu Enkai. Il est le détenteur des connaissances traditionnelles concernant les plantes médicinales et peut pratiquer la divination et la magie.

Ils sont divisés en clans patrilinéaires et en classes d'âge. Les hommes passent successivement dans cinq classes d’âge : enfants, jeunes guerriers, guerriers adultes, jeunes aînés puis aînés. Le passage d’une classe à l’autre est accompagné de rites initiatiques. Ainsi, les anciens délivrent aux enfants des connaissances concernant les plantes, les animaux, mais aussi les usages et l’histoire de leur peuple. Les garçons massaï deviennent de jeunes guerriers ou morane vers l'âge de quinze ans. Un ancien leur apprendra le maniement des armes, les chants de guerre, les danses traditionnelles. Différentes cérémonies initiatiques accompagnent le passage des jeunes Massaï mâles à l’âge adulte. Le plus important est la circoncision, qui peut être pratiquée au même moment pour de nombreux individus. Ces personnes appartiennent dès lors à une même classe d’âge. Les jeunes garçons ne doivent ni faire de bruit, ni bouger durant la cérémonie.
Il a été dit que chaque jeune devait tuer un lion avant sa circoncision : il s’agit d’un mythe véhiculé notamment dans le cadre de l’industrie touristique. Il est vrai toutefois que tuer un lion permet d’acquérir célébrité et prestige au sein de la communauté. Ce mythe est largement évoqué dans le livre de Joseph Kessel, Le Lion. Après le rite de circoncision, les jeunes guerriers partent vivre en groupe dans un village spécialement construit pour eux (manyatta), loin de l’univers féminin. Ils ne pourront se marier qu’une fois qu’ils seront devenus des guerriers adultes.
Les mariages des filles sont souvent organisés par les pères avant leur naissance, ce qui signifie que ces enfants n’ont aucun droit de s’autodéterminer, ils doivent apprendre à aimer toutes les tournures de la tradition, puisque depuis, les choses ont toujours été ainsi, ce sont les parents qui choisissent à qui donner les mains de leurs filles. Les relations hors mariage des filles avant la puberté sont considérées comme naturelles. Pour déclarer son amour à un guerrier, la femme massaï l'invite chez elle pour boire du lait. La nouvelle structure familiale est fondée lors de la naissance du premier enfant. Les femmes ne peuvent se marier qu’une fois au cours de leur vie. Les hommes peuvent se marier plusieurs fois et même avoir plusieurs épouses s’ils possèdent suffisamment de bétail. Les femmes ne peuvent pas avoir plus de dix enfants.
Ils sont monothéistes, ils pensent que leur dieu est bienveillant, il s’appelle Enkai ou Ngai, dieu créateur se manifestant à travers la pluie et le ciel. Son épouse, Olapa, est la lune.
Aujourd'hui, beaucoup de Maasaï sont chrétiens car ils subissent fortement l’influence des occidentaux, ils parlent le maa ainsi généralement que le swahili, langue vernaculaire de l'Afrique de l'Est, et parfois de nos jours l'anglais.
Outre la circoncision ou l’excision, les enfants des deux sexes subissaient autrefois une ablation de l’une ou de deux incisives inférieures.

Les Massaï aujourd’hui
De nos jours les Maassaï bien qu'ils soient très attachés à leurs origines et à leur culture, de nombreux Massaï ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental. Certains jeunes ont émigré en Europe ou en Amérique du Nord, afin notamment de poursuivre des études supérieures. C’est justement en poursuivant leurs études que ce péchant outrancier vers la culture occidentale s’est grandement développé, et c’est l’une des raisons pour lesquelles que j’affirme que ces populations qui jadis résistaient aux mépris, aux  caprices, aux chantages et aux humiliations des occidentaux commencent par être broyées par le système occidental. Au lieu de se laisser rapidement broyer par le système, ces jeunes devaient prendre de toutes les écoles occidentales ceux qu’elles ont de meilleurs et retourner chez eux pour consolider leurs populations. Je ne condamne pas la modernité mais je suis horrifié face à l’aliénation et l’acculturation qu’elle implique souventefois.
Les gouvernements tanzanien et kényan ont en effet tenté de mettre en place des projets de développement visant à modifier les modes de vie traditionnels des Massaï et à les sédentariser afin qu'ils respectent les frontières. Ces tentatives se sont soldées par un appauvrissement généralisé des populations massaï, qui jusque-là géraient efficacement leur bétail.

Depuis début 2013 une campagne d'expropriation des terres menace les populations Massaï de Tanzanie. En effet le gouvernement du président Jakaya Kikwete tente de récupérer les terres de ces héritiers de la culture Massaï. Des projets de viviers pour safaris sont notamment évoqués. Les populations ont d'ailleurs lancé une pétition mondiale afin d'attirer l'attention des citoyens du monde sur cette mise en péril de leur culture. Le gouvernement Tanzanien ne devait pas procéder à l’expropriation des terres de ces populations, puisque leur culture hantait et hante encore aujourd’hui plus d’un touriste à travers le monde. Vouloir changer leur mode de vie signifie chercher à combattre les diversités culturelles, ce qui est impossible, puisque la culture demeure quoi qu’il advienne l’âme d’un peuple.

24 julio, 2013



Les Fêtes de San Fermín, ou Fêtes de Saint Firmin, en français, sont les fêtes célébrées chaque année du 6 au 14 juillet, à Pampelune, capitale de la Navarre (Espagne), en honneur de saint Firmin. Profondément ancrée dans la mémoire des espagnols depuis des siècles, cette célébration a acquis au XXe siècle une renommée internationale. Il est de coutume de considérer ces festivités comme les troisièmes du monde, en nombre de participants, après le Carnaval de Rio au Brésil et la Fête de la bière à Munich en Allemagne. Et on estime à 3 millions le nombre de personnes y participant à chaque année pendant  ces neuf jours.
Le san fermín qui est le saint Firmin en français, était le fils du chef militaire romain de Pampelune. Étant converti par un chef religieux, il partît se former à la vie ecclésiastique  avant de commencer par évangéliser la Navarre. Il assura dans sa vie religieuse la direction du diocèse d’Amiens, où il fut égorgé par les autorités.  Les travaux qu’il a réalisés durant son évangélisation furent tellement positifs au point que de grandes célébrations furent organisées en son honneur depuis.  


Ainsi, les premières célébrations en son honneur eurent lieu au cours du Moyen Âge, elles étaient alors organisées à l’occasion du jour de saint Firmin, le 10 octobre. Peu à peu, d'autres types de célébrations vinrent s'y greffer dès le XIVe siècle. Pour des raisons climatiques évidentes, les fêtes furent avancées au mois de juillet en 1591 soit à la fin du XVI ème siècle. Progressivement, ces festivités se sont développées jusqu’à devenir telles que nous les connaissons aujourd’hui une fête à renommée mondiale.
Les Fêtes de San Fermín ont lieu du 6 au 14 juillet de chaque année. Chaque journée est parfaitement rythmée par les différentes manifestations, organisées par la ville de Pampelune, et qui se répètent inlassablement d'année en année. D'autre part, les associations, sociétés festives et les simples groupes d'amis participent également à l'animation de cette semaine festive, en organisant leurs propres programmes de réjouissances.

Le coup d’envoi des fêtes est donné le 6 juillet à 12 heures précises sur la Plaza Consistorial, devant la Mairie. Là, des milliers de personnes agglutinées attendent impatiemment l’ouverture officielle des festivités, dans un concert de chants, sous les jets de Cava (vin mousseux), de farine et autres projectiles.
La partie la plus intéressante lors de ces festivités demeure le moment où les taureaux courent après ceux qui s’alignent dans le grand couloir avec sur eux des habits le plus souvent en blanc et un foulard rouge noué autour de leurs cous. Plus d’un, pense que c’est de la barbarie absolue, le fait que certains parmi ces gens qui courent au-devant des taureaux peuvent se faire tuer, mais il faut se rappeler que le san fermín demeure une affaire de culture remontant à un passé lointain.


Les taureaux par le tapage de la foule deviennent acharnés et enfoncent leurs cornes n’importe où ; il y eut toujours de blessés et souventefois morts s’ensuivent. Malgré le danger qui se représente, chaque année des centaines de milliers de participants viennent de partout de le monde pour y prennent part. Qui pis est, qu’il y ait des blessés graves ou des morts, la fête se poursuivre pendant tous les neuf jours. Nul ne peut oser dire que c’est de la barbarie puisqu’au niveau culturel il n’y a pas de supériorité, ni de barbarie, d’ailleurs toutes les cultures se valent. D’ailleurs la fête de san fermín qu’on nous l’avions dit ci-dessus est la troisième fête mondiale après le carnaval de Rio de Janeiro et la fête de la bière à Munich. C’est une manifestation culturelle comme dans d’autres pays, il faut l’apprécier à sa juste valeur.
Réjouissez-vous donc, en regardant cette vidéo et ces photos ci-dessus.