02 septiembre, 2013



Joseph-Anténor Firmin est né au Cap Haïtien en 1850. D'origine modeste, élève assidu et dur à la tâche, il entre dans l'enseignement à 17 ans avant de faire de la comptabilité pour le service des douanes, puis pour une maison de commerce. En 1875, il est agent percepteur de la commune du Cap, tout en donnant des cours de grec, de latin et de français dans un établissement privé. 

Il s'intéresse à la politique et particulièrement au parti libéral. C'est dans ce cadre qu'il fonde un journal au Cap, Le Messager du Nord, où il se montre déjà sensible à «la question de couleur».
Il échoue à la députation en 1879 (d'après certains témoignages, ses adversaires font croire aux électeurs qu'il est blanc). En juin 1883, il est envoyé à Caracas par le président Salomon pour les fêtes du centenaire de Bolivar. Il refuse d'entrer dans un ministère et s'exile à Saint Thomas, puis à Paris où, soutenu par Louis-Joseph Janvier, il est reçu membre de la Société d'Anthropologie.
En 1885, Firmin publie De l'égalité des races humaines. Pour comprendre ce projet monumental, il est nécessaire d'en resituer le contexte. Entre 1853 et 1855, Gobineau a publié son tout aussi monumental Essai sur l'inégalité des races humaines, ouvrage illustrant un pessimisme romantique radical et une métaphysique raciale de l'histoire. Gobineau ne traite pas de ce qui doit être mais bien de ce qui a été, un âge d'or de l'«arianisme» et son déclin irréversible par la disparition progressive des «éléments créateurs de civilisation». Les colonisations se déchaîneront en s'appuyant sur l'alibi de la civilisation. Or, dans ce contexte, la position d'Haïti est stratégique: l'Indépendance puis l'instauration de différents types de gouvernements montrent précisément que l'inégalité supposée des races est battue en brèche par l'existence même, dans le concert des Nations, d'une République d'anciens esclaves devenus citoyens. 

L'ouvrage de Firmin est une compilation. En épuisant un à un les arguments du racisme scientifique, en montrant combien ils sont peu opératoires, tant sur un plan mythique que sur un plan scientifique, Firmin tente de ruiner les systèmes de compartimentage et de hiérarchisation des races humaines, fondées sur le volume de la boîte crânienne, la texture de la chevelure, les caractérisations phénotypiques, les répartitions linguistiques et cetera. Ce faisant, il réduit le discours scientifique de l'inégalité à un ensemble de superstitions, et met en crise la validité de ce discours. Il assigne à Haïti une place éminente dans le combat contre le préjugé et l'idéologie de la discrimination et de la hiérarchisation. Plus qu'un travail scientifique, il s'agit d'un ouvrage métacritique dans lequel Firmin prend en compte le lieu d'où il parle et d'où il écrit.
En 1888, il est en Haïti et prend part politiquement aux événements qui précipitent le départ de Salomon en 1888 (président depuis 1879) puis l'élimination du président Légitime (1888-1889) l'année suivante. Après la défense contre la raillerie raciste de l'étranger, il s'agit pour lui de dénoncer les insuffisances haïtiennes, et servir un État de telle sorte qu'il ne soit plus fondé sur les prébendes et la rapine. En 1889, Firmin est nommé par le président Hyppolite (1889-1896) ministre des Finances et des Relations extérieures. Il se distingue par ses compétences, ses pratiques et son honorabilité. Gestionnaire avisé, Firmin réorganise les administrations qu'il dirige, notamment celles des douanes et de la Banque Nationale, en diminuant les taux d'intérêt, ce qui facilite la reprise rapide des affaires, permettant notamment la régularisation du paiement mensuel des salariés de l'État. Les recettes plus abondantes grâce à ce climat de confiance entraînent la reprise du paiement de la Dette, dont le résultat financier fut la hausse de la cote des obligations à la bourse de Paris. Firmin réussit même ce tour de force en Haïti d'obtenir une trésorerie bénéficiaire. Jamais les finances de l'État n'auront été plus prospères. Fort de ses ressources, le pays verra un développement inégalé des travaux publics sous la présidence d'Hyppolite: ponts, éclairage public, arrivée du câble transatlantique à Port-au-Prince, téléphone dans les grandes villes, marchés. Pendant les deux années de son ministère, Firmin parvient à mener de façon subtile les négociations concernant la location du Môle Saint Nicolas avec les représentants politique et militaire des États-Unis en Haïti: Frederick Douglass, ambassadeur, figure emblématique de la lutte contre le préjugé de couleur et partisan de l'annexion d'Haïti, ainsi que l'amiral Gherardi. Firmin quitte le cabinet en 1891 et se retire en France, pendant qu'en Haïti on assiste à un durcissement du régime. Ce ministère laisse le souvenir d'une intelligence politique, faite de civisme exceptionnel et de probité administrative, un ensemble de pratiques qui constituent le firminisme.
Anténor Firmin publie à Paris en 1891 Haïti au point de vue politique, administratif et économique, texte d'une conférence et, en 1892, Une défense, plaquette qui est une réfutation des critiques émises par son successeur aux finances.
Il rentre en Haïti en 1893, et, lors de sa rencontre avec le cubain en exil, José Martí, évoque le projet de «confédération antilléenne». À Paris peu après, Firmin multiplie les contacts avec les milieux latino-américains, et s'intéresse de près à la question du panafricanisme. À l'avènement du président Sam en 1896, Firmin redevient ministre des Finances et des Relations extérieures, mais le Cabinet est renversé après un vote de la Chambre. C'est un nouveau départ pour l'exil. 

Firmin publie en 1898 Diplomate et diplomatie, qui concerne le traitement de l'affaire Lüders, qu'il compare à celui de l'affaire du Môle: alors que Firmin est parvenu à préserver l'intégrité du territoire national, le gouvernement de Sam cède face l'ultimatum de deux canonnières allemandes qui exigent une indemnité de 2000$ et une lettre d'excuse, alors que Lüders, commerçant allemand condamné pour avoir brutalisé un policier haïtien, avait été gracié et autorisé à quitter le territoire. Cette affaire eut un retentissement considérable sur le plan international: elle témoigne de la faiblesse de l'État haïtien dans un contexte où les menées impérialistes des puissances européennes sont particulièrement vives.
En 1900, il est nommé ministre plénipotentiaire à Paris. Il rentre en Haïti en 1902, au moment de la chute du président Sam. Ses partisans, appuyés par le général Nord Alexis et l'amiral Killick, entrent dans le gouvernement provisoire dirigé par Adolphe Boisrond-Canal. Firmin se prépare alors à l'élection présidentielle. Mais les propres ambitions de Nord Alexis le poussent à se retourner brutalement contre les firministes et à déclencher une sanglante guerre civile. Boisrond-Canal se range au côté de Nord-Alexis, dénonce Killick au gouvernement des États-Unis comme insurgé et son navire, le Crête-à-Pierrot comme «pirate». Après l'incendie de Petit-Goâve, les navires américains empêchent Killick d'appuyer les firministes. Firmin lui-même est l'objet de pressions internationales – notamment de l'association pan-africaine – pour se retirer de ce processus révolutionnaire, en faveur d'une intervention américaine. Enfin, le soutien allemand au gouvernement provisoire, résolument opposé à Firmin depuis l'affaire Lüders, se marque par la tentative de se saisir de Killick, qui choisit de saborder le Crête-à-Pierrot et de couler avec lui. Cette perte porte un coup fatal aux partisans de Firmin, qui est forcé de négocier. Il repart en exil en octobre 1902.
La situation économique se dégrade dangereusement: pour masquer les insuffisances de gestion, le président Nord Alexis (1902-1908) entraîne l'économie haïtienne dans une inflation importante et prône un discours ouvertement xénophobe, attribuant tous les malheurs d'Haïti à la présence étrangère. En 1904, année du Centenaire de l'Indépendance, la gourde n'a quasiment plus aucune valeur. Cette situation laisse percevoir le danger imminent d'une invasion états-unienne: en 1898, Hawaï est annexée; Cuba et Porto Rico sont mis sous tutelle à la fin de la guerre hispano-américaine. Les pressions française et allemande sur Haïti s'accentuent notablement et font régulièrement perdre la face au gouvernement haïtien : à plusieurs reprises et à la suite d'incidents diplomatiques, leurs navires de guerre menacent directement la ville de Port-au-Prince d'un bombardement. Pour contrer d'éventuelles insurrections, Nord Alexis instaure un régime de terreur, particulièrement sur les populations les plus pauvres.
Firmin publie un programme politique en 1905, Monsieur Roosevelt, président des États-Unis, et la République d'Haïti. Il y pose «les conditions pratiques qui doivent permettre à Haïti de faire preuve de l'aptitude de la race noire à constituer une société politique harmonieuse» (647). Il préconise un rapprochement entre Haïti et les États-Unis, brosse des tableaux comparés de l'histoire des deux pays, et insiste sur certains aspects du mal haïtien: le fonctionnement despotique des institutions, le manque de formation politique des élites, la gestion calamiteuse des finances publiques qui confine à l'économie de rapine. Il propose des réformes administratives en vue d'assurer le développement économique et surtout social du pays: il y exprime la doctrine d'un libéralisme résolument démocratique. On extrait souvent une phrase célèbre de ce livre: «Dans tous les pays, dans toutes les races, le progrès ne s'effectue, ne devient tangible que lorsque les couches sociales inférieures, qui forment toujours la majorité, tendent à monter en intelligence, en puissance, en dignité et en bien-être. Là où la politique, dite éclairée, ne consiste qu'à perpétuer l'infériorité de ces couches, formant l'assise même de la nation, en exploitant leur ignorance, il n'y a point de progrès possible...».
En janvier 1908, ses partisans pensant qu'ils seraient appuyés par les États-Unis, tentent un coup de force aux Gonaïves, qui est rapidement écrasé, faute de l'aide américaine. Le gouvernement américain redoute en effet une extension de cette insurrection à la République Dominicaine et à Cuba. Les chefs de l'insurrection sont fusillés. Parmi eux, les frères Coicou. La décision américaine s'accompagne d'une mise en garde aux représentations européennes. Désormais, l'État américain est nettement plus impliqué dans la politique haïtienne que n'importe quelle autre puissance. Mais en même temps, il n'intervient absolument pas lors du durcissement du régime, notamment lorsque celui-ci fait donner la troupe contre les paysans souffrant de famine (1908).
La chute de Nord Alexis puis l'élection à la présidence d'Antoine Simon (1908-1911) ne permettent pas à Firmin de reprendre une carrière politique. Il est envoyé ministre à La Havane, puis à Londres, tant le président Simon craint que cet intellectuel et rival potentiel ne soit trop près. Firmin ne rentrera plus en Haïti. Il s'installe à Saint Thomas, d'où il publie Les lettres de Saint Thomas dans lesquelles il met en perspective la construction toujours à réaliser de la démocratie haïtienne dans un ensemble plus vaste, une confédération des Antilles. En 1911, il publie une réflexion testamentaire et prophétique sur l'état d'Haïti, au titre évocateur: L'Effort dans le mal: «Homme, je puis disparaître, sans voir poindre à l'horizon national l'aurore d'un jour meilleur. Cependant, même après ma mort, il faudra de deux choses l'une: ou Haïti passe sous une domination étrangère, ou elle adopte résolument les principes au nom desquels j'ai toujours lutté et combattu. Car, au XXe siècle, et dans l'hémisphère occidental, aucun peuple ne peut vivre indéfiniment sous la tyrannie, dans l'injustice, l'ignorance et la misère». Firmin meurt la même année (1911). En 1915, les troupes états-uniennes débarquent en Haïti.

Fonctions
Président
Prédécesseur
Callisthène Fouchard (Finances et Commerce)
Pourcely Faine
(Relations extérieures)
Successeur
Solon Ménos
29 octobre 18893 mai 1891
Président
Prédécesseur
Saint-Martin Dupuy (Finances et Commerce)
Lui-même
(Relations extérieures)
Successeur
Hugon Lechaud
Président
Prédécesseur
Saint-Martin Dupuy (Relations extérieures)
Néré Numa
(Agriculture)
Maximilien Laforest
(Cultes)
Successeur
Lui-même (Relations extérieures)
Clément Haentjens
(Agriculture)
Léger Cauvin
(Cultes)
Membre du Gouvernement provisoire de la République d'Haïti
Biographie
Nom de naissance
Joseph Auguste Anténor Firmin
Date de naissance
Lieu de naissance
Date de décès
19 septembre 1911 (à 60 ans)
Lieu de décès
Nationalité
Parti politique
Parti Libéral
Conjoint
Marie Louise Victoria Rosa Salnave
Enfants
Anne-Marie Firmin
Georges Anténor Firmin
Profession

 
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Oeuvres principales:
Essais:
·         De l'égalité des races humaines (anthropologie positive). Paris: F. Pichon, 1885; Paris: L'Harmattan, 2003; Montréal: Mémoire d'encrier, 2005.
·         Haïti au point de vue politique, administratif et économique: conférence faite au Grand cercle de Paris, le 8 décembre 1891Paris: F. Pichon, 1891.
·         Diplomate et diplomatie: lettre ouverte à M. Solon Ménos. Cap-Haïtien: Imprimerie du Progrès, 1899.
·         M. Roosevelt, président des États-Unis et la République d'Haïti. New York: Hamilton Bank Note Engraving and Printing Company / Paris, F. Pichon et Durand-Auzias, 1905.
·         Lettres de Saint Thomas. Études sociologiques, historiques et littéraires. Paris: V. Girard & E. Brière, 1910.
·         L'effort dans le mal. Port-au-Prince: Imprimerie H. Chauvet, 1911.
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Sur Anténor Firmin:
·         Dash, J. Michael. "Nineteenth-Century Haiti and the Archipelago of the Americas: Antenor Firmin's Letters from St. Thomas". Research in African Literatures 35.2 (Summer 2004): 44-53.
·         Fluehr-Lobban, Carolyn. "Anténor Firmin: Haitian Pioneer of Anthropology". American Anthropologist 102.3 (September 2000): 449-466.
·         Hoffmann, Léon-François. "Anténor Firmin et les États-Unis". Journal of Haitian Studies 3/4 (1997-1998).
·         Magloire-Danton, Gérarde. "Anténor Firmin and Jean Price-Mars: Revolution, Memory, Humanism". Small Axe: A Caribbean Journal of Criticism 18 (September 2005): 150-170.
·         Péan, Leslie. Comprendre Anténor Firmin; une inspiration pour le XXIe siècle. Port-au-Prince: Éditions de l'Université d'État d'Haïti, 2012.
·         Pompilus, Pradel. Anténor Firmin par lui-même: le champion de la négritude et de la démocratie haïtienne. Port-au-Prince: Éditions Pegasus, 1990. 115 p.
·         Price-Mars, Jean. Joseph Anténor Firmin. Port-au-Prince: Imprimerie du Séminaire Adventiste, 1978.
Traductions:
In English:
·         The Equality of the Human Races. Trad. Asselin Charles. Intro. Carolyn Fluehr-Lobban. New York: Garland, 2000. Urbana: University of Illinois Press, 2002.
Cet article est écrit par – Yves Chemla, je l’ai tiré du site http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/firmin.html afin de porter à votre connaissance le travail de bénédictin que cet homme de grande valeur qu’est Anténor  Firmin savait faire au sein du pays. Grand visionnaire il était mais n’avait pas eu l’onction du peuple afin de prendre les rênes du pouvoir. Malgré qu’il n’ait jamais été élu, il est resté comme l’un de nos plus populaires hommes politiques. Je suis plus que certain que vous avez découvert pas mal de choses que vous ignoriez sur lui au sein de cet article. Donc,  dans cette rubrique de littérature Ayitienne, vous allez côtoyer plus d’un littérateur  ayitien.  Mis à part du tableau se trouvant au corps du texte, je n’ai rien changé, c’est pour cela que vous pouvez constater que le concept Haïti est différent aux autres articles que j’ai déjà publié sur mon blog.

28 agosto, 2013



 

Quand on dit qu’on a la crève, c’est une expression qui recouvre des réalités souvent très différentes. Un nez pris, une toux plus ou moins grasse, de la fièvre et des maux de tête suffisent pour affirmer que l'on est "grippé". Il existe pourtant des différences tranchées entre la grippe, maladie virale aiguë nécessitant une convalescence et la rhinite, aiguë ou non.

Le tableau suivant illustre ces différences :


Grippe
Rhinite (coryza aigu, rhume)
Agent
Virus unique d'extension mondiale, épidémique, différent d'une année à l'autre

Incubation : 4 à 5 jours
Rhino-virus (100 variétés), influenzae, adéno-virus, picornavirus, virus respiratoire syncitial, etc.

Incubation : 24 à 48 heures
Symptômes
- Frissons,
- fièvre à 39-40°, irrégulière,
- céphalées violentes,
- toux sèche rebelle, douloureuse,
- rhinite + ou - productive,
- fatigue intense, courbatures.

Guérison : 5 à 6 jours
Convalescence : oui, parfois plusieurs semaines.
- Eternuements,
- picotement
- écoulement nasal clair,
- toux gênante, grasse,
- larmoiement,
- maux de gorge,
- fièvre modérée ou absente,
- céphalées + ou - vives.

Guérison : 8 à 10 jours.
Convalescence = 0
Complications
Otites, bronchites, pneumonies.
Encéphalites certaines années.
Attention :
-personnes âgées, bébés,
-diabétiques,
-insuffisants respiratoires,
-chimiothérapies; SIDA.
Sinusites, otites (enfant)
Risque de récidives.
Evolution vers la rhinite chronique.
Traitement
- Repos,
- Ibuprofène (Advil®), paracétamol (Doliprane), aspirine
- décongestionnant,
- vitamine C,
- boissons abondantes.
- Traitement des complications

Prévention : la vaccination est efficace et doit être encouragée.
- Décongestionnant local,
- anti-thermiques,
- vitamine C.
- Traitement des complications par antibiotiques, anti-inflammatoires, techniques endoscopiques...
- Décongestionnant associé à un antalgique (Rhinadvil)

Prévention : hygiène des mains et du nez. 



Il existe cependant des formes intermédiaires de ces affections, qui les font parfois se ressembler. Mais la plupart du temps, les symptômes cités permettent de les différencier.

La vaccination avant tout !

 Normalement, nous devons insister sur l'intérêt de la vaccination anti-grippale. Et l’on se rappelle bien que l'épidémie de 1919 a tué davantage que la guerre de 1914-1918. Quant au coût social de la maladie, arrêts de travail, absentéisme- il est chaque année énorme.
Enfin, depuis peu, un nouveau traitement le Relenza permet de diminuer l'intensité des symptômes de la grippe, à condition de le prendre au tout dédut de l'épisode.
Dr Alain Dubos
Source:  Doctissimo.fr

27 agosto, 2013



Si l’on observe bien ce qui se passe autour de nous, depuis la flore, la faune, jusqu’à l’homme et les outils qu’il utilise pour se mouvoir, on peut sans doute développer de nouvelles capacités d’adaptation et de compréhension des phénomènes qui se produisent dans notre entourage. À regarder le déroulement des situations socio-politiques d‘Ayiti depuis, plus précisément ces  3 dernières décennies, il est deux choses qu’on pourrait affirmer : soit que le peuple qui est le mandant par excellence n’est pas conscient de son véritable pouvoir, soit que les mandataires ne se sentent pas responsabilisés. Justement, cette notion de responsabilité fait défauts, puisque quand on élit quelqu’un pour agir en son nom, il faut le responsabiliser, le serment qu’il prête au parlement à lui seul ne suffit pas, s’il se sent être l’unique maitre de ses actions, s’il pense pouvoir agir comme bon lui semble sans avoir de compte à rendre à personne. Oui le peuple, est véritablement détenteur du pouvoir quand il est avisé, mais il est le vassal des gouvernants démagogues quand il accepte sans conteste de perdre son droit le plus fondamental, à savoir le droit d’élire ses gouvernants par le biais d’élection démocratiquement disputée. 

La politique ayitienne est pareille à une bicyclette, elle comporte plus d’une entité qui pourrait sans doute s’estimer être meilleure et plus importante que d’autres. Si l’on prend en exemple ses parties les plus élémentaires tels : la selle, les freins, le cadre, les roues, le guidon, la jante, les rayons etc. lequel d’entre eux serait le plus important ? Dire qu’une partie est plus importante, c’est désorganiser l’ensemble ou le tout qu’elles forment, mais on reconnait le rôle tant crucial que jouent les rayons permettant au vélo d’être en bonne et due forme. À mon humble avis, chacun de ses parties combien élémentaires, représente une entité en pleine action en Ayiti :
1.      Les freins représenteraient le pouvoir Législatif, puisqu’il est là pour contrôler les excès et les débordements de l’exécutif souventefois hâtif.
2.      Le guidon, qui serait le pouvoir Exécutif a pour principale fonction d’amener à bon port le pays par les grandes orientations qu’il définit tant sur plan interne qu’externe.
3.      Les roues  constitueraient le pouvoir Judiciaire, dans la mesure où ce pouvoir ferait le même travail qu’effectuent les roues, permet à l’ensemble du pays d’emprunter le chemin du progrès tout en étant impartial.
4.      La selle, qui représenterait les écoles et les églises qui normalement sont deux institutions morales influençant considérablement le comportement des gens, d’une part, par les formations transmises aux écoles et les messages  délivrés aux églises.
5.      Les rayons, équivaudraient au peuple sur qui tout se repose bien sûr, d’ailleurs dans une bicyclette où les jantes manquent de rayons en grande quantité on n’est pas sûr de pouvoir sortir avec, puisque les rayons sont extrêmement importants pour maintenir en bonne et due forme le vélo. C’est de même pour un territoire s’il n’a pas de population qui l’habite on ne pourra pas parler d’État, puisque depuis le traité de Westphalie du 4 Octobre 1648, on détermine un État par 3 catégories : territoire, population et pouvoirs publics.
6.      La jante, représenterait les médias qui devraient constituer les éclaireurs sociaux puisqu’ils détiennent un pouvoir vraiment fort dans la diffusion des informations, c’est pourquoi, s’ils sont de mauvaise foi, ils peuvent déstabiliser un pays par les informations qu’ils transmettent. D’ailleurs le peuple ne peut pas faire de grandes analyses, il va prendre position dans une situation déterminée après avoir entendu parler un maitre d’opinion, un journaliste influent, bref tout citoyen digne de confiance par le truchement des médias.
7.      Le cadre, c’est l’Université qui constitue le principal centre de débat. Normalement dans plus d’un pays, particulièrement les pays occidentaux, les étudiants participent grandement à la vie politique, économique, sociale, culturelle et scientifique… dans la mesure où les dirigeants de ces pays se soucient de leurs avis et ne dirigent pas sans eux. Lorsque sur une situation donnée, le débat se fait d’abord à l’université avant de prendre des décisions, il y a non seulement de légitimité mais aussi il y a une forte possibilité pour que la résolution qui va être adoptée ne va pas à l’encontre des faits et de la réalité.
La théorie de la bicyclette veut qu’il y ait harmonie entre les différentes entités au sein d’un pays pour que ce pays aille à bon port. Elle formule que les forces qui gouvernent un pays doivent s’unir et cohabiter, puisqu’elles forment un tout ou un ensemble bien ordonné. Donc, toute incohérence de l’une influencera la cohérence de l’autre. Autrement dit, toute désorganisation de l’une brisera l’harmonie de l’ensemble.
À comparer aux formes de gouvernement en vigueur en Ayiti, nous verrons que l’harmonie de l’ensemble est fissurée au gré des intérêts de chacun (ou intérêts mesquins). Les trois pouvoirs se déchirent sans cesse, le pouvoir exécutif veut tout contrôler, le pouvoir législatif timidement veut enlever la honte en s’opposant inefficacement et le Judicaire est tributaire à l’exécutif. Quant aux autres entités, elles se placent dans l’arrière-plan. Tout d’abord les écoles et les églises ont démissionné, car elles oublient leur véritable mission. Les écoles en guise d’être promotrice de la formation sont devenues des centres d’intimidation, quant aux églises elles gardent silence en tournant le dos presqu’à toute activité politique et sociale. Ensuite, le peuple se résigne en acceptant tout et  oubliant qu’il est détenteur du véritable pouvoir, il le donne et attend désespérément un changement sans  jamais exercer de pression sur les gouvernants… Puis les médias qui constituent une entité très puissante, s’opposent le plus souvent quand ils sont au dehors du pouvoir, en guise d’être des éclaireurs sociaux, ils induisent certaines fois en erreur le peuple assoiffé d’informations. Par conséquent, s’ils faisaient en tant que guides l’éducation politique du peuple, ce dernier saurait comment se comporter et sera à même de défendre ses intérêts. Enfin l’Université en Ayiti est l’entité la plus négligée, d’ailleurs cette question de débat n’existe pas, et si les étudiants oseraient lever la voie pour dénoncer une quelconque situation, dans l’enceinte même de leurs facultés qui demeurent des espaces inviolables, ils peuvent se faire attaquer, nous pouvons prendre en exemple : l’intrusion du président de la république et les CIMO le 17 Février 2012 à la faculté d’ethnologie où nombre d’étudiants ont été matraqués. À vous tous et à vous toutes lisant cette présentation de ma nouvelle théorie sur les situations sociaux politiques en Ayiti, je vous demanderais de la critiquer à fond pour voir si elle peut être confirmée ou infirmée…
À SUIVRE…
Bonne lecture !!!
J’attends surtout les critiques.

26 agosto, 2013

Le titre de l’article peut paraitre un peu excessif,  vous n’allez pas tomber raide mort d’un coup mais à force de les consommer chaque jour, ou semaine après semaine, ils s’en prendront à vos grands équilibres métaboliques et accélèrent le vieillissement. Mieux vaut les éviter ou les consommer avec parcimonie : votre corps vous en sera reconnaissant.
 
Les galettes de riz soufflé
Présentés comme des en-cas sains et savoureux, y compris en magasin diététique. A ce niveau d’élévation du glucose sanguin, on peut parler d’agression contre le pancréas et le corps tout entier. Ce type d’aliments augmente le risque d’obésité, de résistance à l’insuline, de diabète et de vieillissement prématuré.
Alternatives
Pain complet aux céréales et au levain, noix, amandes…
Les aliments au « sucre de fruits »
Le sucre de fruits, c’est en fait du fructose ou du sirop de maïs riche en fructose. Chez l’animal, ce « sucre de fruits » lorsqu'il est ajouté aux aliments en quantité entraîne obésité et diabète. Des études épidémiologiques conduites aux Etats-Unis ont trouvé que la consommation de ces aliments au « sucre de fruits » est associée à un risque plus élevé de surpoids; d'autres études se veulent plus rassurantes. Par précaution, mieux vaut consommer le fructose dans les fruits et éviter les aliments enrichis en fructose. Quant au sirop riche en fructose, il a à peu près la même composition que le sucre blanc, le saccharose, et les mêmes effets indésirables.

Alternatives
Aliments non sucrés (compotes), confitures allégées.
Les viennoiseries et gâteaux industriels
Les produits de panification industrielle, surtout viennoiseries et certains biscuits (la plupart des fabricants ont fait le ménage ces dernières années) continuent de renfermer des acides gras un peu particuliers, qu’on appelle « trans » en raison de leur conformation dans l’espace. Ces acides trans augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. On repère ces graisses indésirables sur l'emballage à la mention "graisses partiellement hydrogénées".
Alternatives
Fruits frais ou secs, pain complet aux céréales et au levain.
Les préparations instantanées
Soupes en sachets, nouilles instantanées, purées en flocons… Joanne Slavin, spécialiste de nutrition à l’université du Minnesota les a baptisés les “faux aliments”. 

 Pour parvenir à ce degré de “praticité” comme disent les spécialistes du marketing, les industriels font quelques entorses à la physiologie : présence massive de conservateurs, exhausteurs de goût, produits de glycation avancés, voire nitrosamines. A proscrire.

Alternatives
De vrais recettes, où l’on doit mélanger, cuire, faire mijoter, assaisonner…
Les céréales du petit déjeuner
La plupart de ces grosses boîtes en carton coloré renferment des produits soufflés, extrudés, parfois outrageusement sucrés dont l’index glycémique élevé suffit à les disqualifier, en particulier chez les enfants. Lisez aussi notre dossier consacré aux céréales du petit déjeuner.
Alternatives
Du pain, des flocons d’avoine.

Les oléagineux grillés salés
Noix de cajou, amandes grillées et salées : pourquoi faire simple – des fruits secs à l’état naturel - quand on peut faire compliqué ? Ces aliments alourdissent l’exposition de l’organisme au chlorure de sodium. Surtout, ils renferment des doses considérables de composés appelés produits de glycation avancés, directement responsables du vieillissement.