Joseph-Anténor Firmin est né au
Cap Haïtien en 1850. D'origine modeste, élève assidu et dur à la tâche, il
entre dans l'enseignement à 17 ans avant de faire de la comptabilité pour le
service des douanes, puis pour une maison de commerce. En 1875, il est agent
percepteur de la commune du Cap, tout en donnant des cours de grec, de latin
et de français dans un établissement privé.
Il s'intéresse à la politique et
particulièrement au parti libéral. C'est dans ce cadre qu'il fonde un journal
au Cap, Le Messager du Nord, où il se montre déjà sensible à «la
question de couleur».
Il échoue à la députation en 1879
(d'après certains témoignages, ses adversaires font croire aux électeurs
qu'il est blanc). En juin 1883, il est envoyé à Caracas par le président
Salomon pour les fêtes du centenaire de Bolivar. Il refuse d'entrer dans un
ministère et s'exile à Saint Thomas, puis à Paris où, soutenu par
Louis-Joseph Janvier, il est reçu membre de la Société d'Anthropologie.
En 1885, Firmin publie De
l'égalité des races humaines. Pour comprendre ce projet monumental, il
est nécessaire d'en resituer le contexte. Entre 1853 et 1855, Gobineau a
publié son tout aussi monumental Essai sur l'inégalité des races humaines,
ouvrage illustrant un pessimisme romantique radical et une métaphysique
raciale de l'histoire. Gobineau ne traite pas de ce qui doit être mais bien
de ce qui a été, un âge d'or de l'«arianisme» et son déclin irréversible par
la disparition progressive des «éléments créateurs de civilisation». Les
colonisations se déchaîneront en s'appuyant sur l'alibi de la civilisation.
Or, dans ce contexte, la position d'Haïti est stratégique: l'Indépendance
puis l'instauration de différents types de gouvernements montrent précisément
que l'inégalité supposée des races est battue en brèche par l'existence même,
dans le concert des Nations, d'une République d'anciens esclaves devenus
citoyens.
L'ouvrage de Firmin est une
compilation. En épuisant un à un les arguments du racisme scientifique, en
montrant combien ils sont peu opératoires, tant sur un plan mythique que sur
un plan scientifique, Firmin tente de ruiner les systèmes de compartimentage
et de hiérarchisation des races humaines, fondées sur le volume de la boîte
crânienne, la texture de la chevelure, les caractérisations phénotypiques,
les répartitions linguistiques et cetera. Ce faisant, il réduit le discours
scientifique de l'inégalité à un ensemble de superstitions, et met en crise
la validité de ce discours. Il assigne à Haïti une place éminente dans le
combat contre le préjugé et l'idéologie de la discrimination et de la
hiérarchisation. Plus qu'un travail scientifique, il s'agit d'un ouvrage
métacritique dans lequel Firmin prend en compte le lieu d'où il parle et d'où
il écrit.
En 1888, il est en Haïti et prend
part politiquement aux événements qui précipitent le départ de Salomon en
1888 (président depuis 1879) puis l'élimination du président Légitime
(1888-1889) l'année suivante. Après la défense contre la raillerie raciste de
l'étranger, il s'agit pour lui de dénoncer les insuffisances haïtiennes, et
servir un État de telle sorte qu'il ne soit plus fondé sur les prébendes et
la rapine. En 1889, Firmin est nommé par le président Hyppolite (1889-1896)
ministre des Finances et des Relations extérieures. Il se distingue par ses
compétences, ses pratiques et son honorabilité. Gestionnaire avisé, Firmin
réorganise les administrations qu'il dirige, notamment celles des douanes et
de la Banque Nationale, en diminuant les taux d'intérêt, ce qui facilite la
reprise rapide des affaires, permettant notamment la régularisation du
paiement mensuel des salariés de l'État. Les recettes plus abondantes grâce à
ce climat de confiance entraînent la reprise du paiement de la Dette, dont le
résultat financier fut la hausse de la cote des obligations à la bourse de
Paris. Firmin réussit même ce tour de force en Haïti d'obtenir une trésorerie
bénéficiaire. Jamais les finances de l'État n'auront été plus prospères. Fort
de ses ressources, le pays verra un développement inégalé des travaux publics
sous la présidence d'Hyppolite: ponts, éclairage public, arrivée du câble
transatlantique à Port-au-Prince, téléphone dans les grandes villes, marchés.
Pendant les deux années de son ministère, Firmin parvient à mener de façon
subtile les négociations concernant la location du Môle Saint Nicolas avec
les représentants politique et militaire des États-Unis en Haïti: Frederick
Douglass, ambassadeur, figure emblématique de la lutte contre le préjugé de
couleur et partisan de l'annexion d'Haïti, ainsi que l'amiral Gherardi.
Firmin quitte le cabinet en 1891 et se retire en France, pendant qu'en Haïti
on assiste à un durcissement du régime. Ce ministère laisse le souvenir d'une
intelligence politique, faite de civisme exceptionnel et de probité
administrative, un ensemble de pratiques qui constituent le firminisme.
Anténor Firmin publie à Paris en
1891 Haïti au point de vue politique, administratif et économique,
texte d'une conférence et, en 1892, Une défense, plaquette qui est une
réfutation des critiques émises par son successeur aux finances.
Il rentre en Haïti en 1893, et,
lors de sa rencontre avec le cubain en exil, José Martí, évoque le projet de
«confédération antilléenne». À Paris peu après, Firmin multiplie les contacts
avec les milieux latino-américains, et s'intéresse de près à la question du
panafricanisme. À l'avènement du président Sam en 1896, Firmin redevient
ministre des Finances et des Relations extérieures, mais le Cabinet est
renversé après un vote de la Chambre. C'est un nouveau départ pour l'exil.
Firmin publie en 1898 Diplomate
et diplomatie, qui concerne le traitement de l'affaire Lüders, qu'il
compare à celui de l'affaire du Môle: alors que Firmin est parvenu à
préserver l'intégrité du territoire national, le gouvernement de Sam cède face
l'ultimatum de deux canonnières allemandes qui exigent une indemnité de 2000$
et une lettre d'excuse, alors que Lüders, commerçant allemand condamné pour
avoir brutalisé un policier haïtien, avait été gracié et autorisé à quitter
le territoire. Cette affaire eut un retentissement considérable sur le plan
international: elle témoigne de la faiblesse de l'État haïtien dans un
contexte où les menées impérialistes des puissances européennes sont
particulièrement vives.
En 1900, il est nommé ministre
plénipotentiaire à Paris. Il rentre en Haïti en 1902, au moment de la chute
du président Sam. Ses partisans, appuyés par le général Nord Alexis et
l'amiral Killick, entrent dans le gouvernement provisoire dirigé par Adolphe
Boisrond-Canal. Firmin se prépare alors à l'élection présidentielle. Mais les
propres ambitions de Nord Alexis le poussent à se retourner brutalement
contre les firministes et à déclencher une sanglante guerre civile.
Boisrond-Canal se range au côté de Nord-Alexis, dénonce Killick au gouvernement
des États-Unis comme insurgé et son navire, le Crête-à-Pierrot comme
«pirate». Après l'incendie de Petit-Goâve, les navires américains empêchent
Killick d'appuyer les firministes. Firmin lui-même est l'objet de pressions
internationales – notamment de l'association pan-africaine – pour se retirer
de ce processus révolutionnaire, en faveur d'une intervention américaine.
Enfin, le soutien allemand au gouvernement provisoire, résolument opposé à
Firmin depuis l'affaire Lüders, se marque par la tentative de se saisir de
Killick, qui choisit de saborder le Crête-à-Pierrot et de couler avec
lui. Cette perte porte un coup fatal aux partisans de Firmin, qui est forcé
de négocier. Il repart en exil en octobre 1902.
La situation économique se dégrade
dangereusement: pour masquer les insuffisances de gestion, le président Nord
Alexis (1902-1908) entraîne l'économie haïtienne dans une inflation
importante et prône un discours ouvertement xénophobe, attribuant tous les
malheurs d'Haïti à la présence étrangère. En 1904, année du Centenaire de
l'Indépendance, la gourde n'a quasiment plus aucune valeur. Cette situation
laisse percevoir le danger imminent d'une invasion états-unienne: en 1898,
Hawaï est annexée; Cuba et Porto Rico sont mis sous tutelle à la fin de la
guerre hispano-américaine. Les pressions française et allemande sur Haïti
s'accentuent notablement et font régulièrement perdre la face au gouvernement
haïtien : à plusieurs reprises et à la suite d'incidents diplomatiques, leurs
navires de guerre menacent directement la ville de Port-au-Prince d'un
bombardement. Pour contrer d'éventuelles insurrections, Nord Alexis instaure
un régime de terreur, particulièrement sur les populations les plus pauvres.
Firmin publie un programme
politique en 1905, Monsieur Roosevelt, président des États-Unis, et la
République d'Haïti. Il y pose «les conditions pratiques qui doivent
permettre à Haïti de faire preuve de l'aptitude de la race noire à constituer
une société politique harmonieuse» (647). Il préconise un rapprochement entre
Haïti et les États-Unis, brosse des tableaux comparés de l'histoire des deux
pays, et insiste sur certains aspects du mal haïtien: le fonctionnement
despotique des institutions, le manque de formation politique des élites, la
gestion calamiteuse des finances publiques qui confine à l'économie de
rapine. Il propose des réformes administratives en vue d'assurer le
développement économique et surtout social du pays: il y exprime la doctrine
d'un libéralisme résolument démocratique. On extrait souvent une phrase
célèbre de ce livre: «Dans tous les pays, dans toutes les races, le progrès
ne s'effectue, ne devient tangible que lorsque les couches sociales
inférieures, qui forment toujours la majorité, tendent à monter en
intelligence, en puissance, en dignité et en bien-être. Là où la politique,
dite éclairée, ne consiste qu'à perpétuer l'infériorité de ces couches,
formant l'assise même de la nation, en exploitant leur ignorance, il n'y a
point de progrès possible...».
En janvier 1908, ses partisans
pensant qu'ils seraient appuyés par les États-Unis, tentent un coup de force
aux Gonaïves, qui est rapidement écrasé, faute de l'aide américaine. Le
gouvernement américain redoute en effet une extension de cette insurrection à
la République Dominicaine et à Cuba. Les chefs de l'insurrection sont
fusillés. Parmi eux, les frères Coicou. La décision américaine s'accompagne
d'une mise en garde aux représentations européennes. Désormais, l'État
américain est nettement plus impliqué dans la politique haïtienne que n'importe
quelle autre puissance. Mais en même temps, il n'intervient absolument pas
lors du durcissement du régime, notamment lorsque celui-ci fait donner la
troupe contre les paysans souffrant de famine (1908).
La chute de Nord Alexis puis
l'élection à la présidence d'Antoine Simon (1908-1911) ne permettent pas à
Firmin de reprendre une carrière politique. Il est envoyé ministre à La
Havane, puis à Londres, tant le président Simon craint que cet intellectuel
et rival potentiel ne soit trop près. Firmin ne rentrera plus en Haïti. Il
s'installe à Saint Thomas, d'où il publie Les lettres de Saint Thomas
dans lesquelles il met en perspective la construction toujours à réaliser de
la démocratie haïtienne dans un ensemble plus vaste, une confédération des
Antilles. En 1911, il publie une réflexion testamentaire et prophétique sur
l'état d'Haïti, au titre évocateur: L'Effort dans le mal: «Homme, je
puis disparaître, sans voir poindre à l'horizon national l'aurore d'un jour
meilleur. Cependant, même après ma mort, il faudra de deux choses l'une: ou
Haïti passe sous une domination étrangère, ou elle adopte résolument les
principes au nom desquels j'ai toujours lutté et combattu. Car, au XXe
siècle, et dans l'hémisphère occidental, aucun peuple ne peut vivre
indéfiniment sous la tyrannie, dans l'injustice, l'ignorance et la misère».
Firmin meurt la même année (1911). En 1915, les troupes états-uniennes
débarquent en Haïti.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Des merveilles inexplorées.
Le temps est révolu pour que la face cachée de l’Ayiti dont les fils conséquents et dignes ont toujours rêvée puisse enfin voir le jour. Le moment est maintenant venu pour que nous soignions de par nous-même notre image. Nous ne pouvons plus continuer à rester bouche bée face aux insultes des étrangers
À la découverte de nos sites historiques et touristiques.
Il est certain, que vous ne sachiez pratiquement rien d’Ayiti, sinon que les images les plus abjectes que la plupart des médias étrangers projettent d’elle, si vous désirez en savoir, il faut venir vous-même faire de nouvelles découvertes sur cette terre encore vierge.
02 septiembre, 2013
9:29
la culture haïtienne à découvert
Oeuvres principales:
Essais:
·
De
l'égalité des races humaines
(anthropologie positive). Paris: F. Pichon, 1885; Paris: L'Harmattan, 2003;
Montréal: Mémoire d'encrier, 2005.
·
Haïti
au point de vue politique, administratif et économique: conférence faite au
Grand cercle de Paris, le 8 décembre 1891. Paris: F. Pichon, 1891.
·
Diplomate
et diplomatie: lettre ouverte à M. Solon Ménos. Cap-Haïtien: Imprimerie du Progrès, 1899.
·
M.
Roosevelt, président des États-Unis et la République d'Haïti. New York: Hamilton Bank Note Engraving and Printing
Company / Paris, F. Pichon et Durand-Auzias, 1905.
·
Lettres
de Saint Thomas. Études sociologiques, historiques et littéraires. Paris: V. Girard & E. Brière, 1910.
·
L'effort
dans le mal. Port-au-Prince: Imprimerie H.
Chauvet, 1911.
Sur Anténor Firmin:
·
Dash, J.
Michael. "Nineteenth-Century Haiti and the Archipelago of the Americas:
Antenor Firmin's Letters from St. Thomas". Research in African
Literatures 35.2 (Summer 2004): 44-53.
·
Fluehr-Lobban,
Carolyn. "Anténor Firmin: Haitian Pioneer of Anthropology". American
Anthropologist 102.3 (September 2000): 449-466.
·
Hoffmann,
Léon-François. "Anténor Firmin et les États-Unis". Journal of Haitian Studies 3/4 (1997-1998).
·
Magloire-Danton,
Gérarde. "Anténor Firmin and Jean Price-Mars: Revolution, Memory,
Humanism". Small Axe: A
Caribbean Journal of Criticism 18 (September 2005): 150-170.
·
Péan,
Leslie. Comprendre Anténor Firmin; une inspiration pour le XXIe siècle. Port-au-Prince: Éditions de
l'Université d'État d'Haïti, 2012.
·
Pompilus,
Pradel. Anténor Firmin par lui-même: le champion de la négritude et de la
démocratie haïtienne. Port-au-Prince: Éditions Pegasus, 1990. 115 p.
·
Price-Mars,
Jean. Joseph Anténor Firmin. Port-au-Prince: Imprimerie du Séminaire
Adventiste, 1978.
Traductions:
In English:
·
The Equality of the Human Races. Trad. Asselin Charles. Intro. Carolyn Fluehr-Lobban.
New York: Garland, 2000. Urbana: University of Illinois Press, 2002.
Cet article est écrit par – Yves Chemla, je l’ai tiré du site http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/firmin.html
afin de porter à votre connaissance le travail de bénédictin que cet homme de
grande valeur qu’est Anténor Firmin
savait faire au sein du pays. Grand visionnaire il était mais n’avait pas eu
l’onction du peuple afin de prendre les rênes du pouvoir. Malgré qu’il n’ait
jamais été élu, il est resté comme l’un de nos plus populaires hommes
politiques. Je suis plus que certain que vous avez découvert pas mal de choses
que vous ignoriez sur lui au sein de cet article. Donc, dans cette rubrique de littérature Ayitienne,
vous allez côtoyer plus d’un littérateur
ayitien. Mis à part du tableau se
trouvant au corps du texte, je n’ai rien changé, c’est pour cela que vous
pouvez constater que le concept Haïti est différent aux autres articles que
j’ai déjà publié sur mon blog.
28 agosto, 2013
4:52
la culture haïtienne à découvert
Quand on dit qu’on a la crève, c’est une expression qui
recouvre des réalités souvent très différentes. Un nez pris, une toux plus ou
moins grasse,
de la fièvre et des maux de tête suffisent pour affirmer que l'on est
"grippé". Il existe pourtant des différences tranchées entre la
grippe, maladie virale aiguë nécessitant une convalescence et la rhinite, aiguë
ou non.
Le tableau suivant illustre ces différences :
|
|
Grippe
|
Rhinite (coryza
aigu, rhume)
|
|
Agent
|
Virus unique d'extension mondiale, épidémique, différent
d'une année à l'autre
Incubation : 4 à 5 jours |
Rhino-virus (100 variétés), influenzae, adéno-virus,
picornavirus, virus respiratoire syncitial, etc.
Incubation : 24 à 48 heures |
|
Symptômes
|
- Frissons,
- fièvre à 39-40°, irrégulière, - céphalées violentes, - toux sèche rebelle, douloureuse, - rhinite + ou - productive, - fatigue intense, courbatures. Guérison : 5 à 6 jours Convalescence : oui, parfois plusieurs semaines. |
- Eternuements,
- picotement - écoulement nasal clair, - toux gênante, grasse, - larmoiement, - maux de gorge, - fièvre modérée ou absente, - céphalées + ou - vives. Guérison : 8 à 10 jours. Convalescence = 0 |
|
Complications
|
Otites, bronchites, pneumonies.
Encéphalites certaines années. Attention : -personnes âgées, bébés, -diabétiques, -insuffisants respiratoires, -chimiothérapies; SIDA. |
Sinusites, otites (enfant)
Risque de récidives. Evolution vers la rhinite chronique. |
|
Traitement
|
- Repos,
- Ibuprofène (Advil®), paracétamol (Doliprane), aspirine - décongestionnant, - vitamine C, - boissons abondantes. - Traitement des complications Prévention : la vaccination est efficace et doit être encouragée. |
- Décongestionnant local,
- anti-thermiques, - vitamine C. - Traitement des complications par antibiotiques, anti-inflammatoires, techniques endoscopiques... - Décongestionnant associé à un antalgique (Rhinadvil) Prévention : hygiène des mains et du nez. |
La vaccination avant tout !
Normalement, nous devons insister sur l'intérêt de la vaccination anti-grippale. Et l’on se rappelle bien que l'épidémie de 1919 a tué davantage que la guerre de 1914-1918. Quant au coût social de la maladie, arrêts de travail, absentéisme- il est chaque année énorme.Enfin, depuis peu, un nouveau traitement le Relenza permet de diminuer l'intensité des symptômes de la grippe, à condition de le prendre au tout dédut de l'épisode.
Dr Alain Dubos
Source: Doctissimo.fr
27 agosto, 2013
9:02
la culture haïtienne à découvert
Si l’on
observe bien ce qui se passe autour de nous, depuis la flore, la faune, jusqu’à
l’homme et les outils qu’il utilise pour se mouvoir, on peut sans doute
développer de nouvelles capacités d’adaptation et de compréhension des
phénomènes qui se produisent dans notre entourage. À regarder le déroulement
des situations socio-politiques d‘Ayiti depuis, plus précisément ces 3 dernières décennies, il est deux choses qu’on
pourrait affirmer : soit que le peuple qui est le mandant par excellence n’est
pas conscient de son véritable pouvoir, soit que les mandataires ne se sentent
pas responsabilisés. Justement, cette notion de responsabilité fait défauts,
puisque quand on élit quelqu’un pour agir en son nom, il faut le
responsabiliser, le serment qu’il prête au parlement à lui seul ne suffit pas,
s’il se sent être l’unique maitre de ses actions, s’il pense pouvoir agir comme
bon lui semble sans avoir de compte à rendre à personne. Oui le peuple, est véritablement
détenteur du pouvoir quand il est avisé, mais il est le vassal des gouvernants
démagogues quand il accepte sans conteste de perdre son droit le plus
fondamental, à savoir le droit d’élire ses gouvernants par le biais d’élection
démocratiquement disputée.
La
politique ayitienne est pareille à une bicyclette, elle comporte plus d’une entité
qui pourrait sans doute s’estimer être meilleure et plus importante que d’autres.
Si l’on prend en exemple ses parties les plus élémentaires tels : la
selle, les freins, le cadre, les roues, le guidon, la jante, les rayons etc.
lequel d’entre eux serait le plus important ? Dire qu’une partie est plus
importante, c’est désorganiser l’ensemble ou le tout qu’elles forment, mais on
reconnait le rôle tant crucial que jouent les rayons permettant au vélo d’être
en bonne et due forme. À mon humble avis, chacun de ses parties combien
élémentaires, représente une entité en pleine action en Ayiti :
1. Les freins représenteraient
le pouvoir Législatif, puisqu’il est là pour contrôler les excès et les
débordements de l’exécutif souventefois hâtif.
2. Le guidon, qui serait le
pouvoir Exécutif a pour principale fonction d’amener à bon port le pays par les
grandes orientations qu’il définit tant sur plan interne qu’externe.
3. Les roues constitueraient le pouvoir Judiciaire, dans la
mesure où ce pouvoir ferait le même travail qu’effectuent les roues, permet à l’ensemble
du pays d’emprunter le chemin du progrès tout en étant impartial.
4. La selle, qui représenterait les
écoles et les églises qui normalement sont deux institutions morales influençant
considérablement le comportement des gens, d’une part, par les formations
transmises aux écoles et les messages délivrés aux églises.
5. Les rayons, équivaudraient au
peuple sur qui tout se repose bien sûr, d’ailleurs dans une bicyclette où les
jantes manquent de rayons en grande quantité on n’est pas sûr de pouvoir sortir
avec, puisque les rayons sont extrêmement importants pour maintenir en bonne et
due forme le vélo. C’est de même pour un territoire s’il n’a pas de population
qui l’habite on ne pourra pas parler d’État, puisque depuis le traité de Westphalie
du 4 Octobre 1648, on détermine un État par 3 catégories : territoire,
population et pouvoirs publics.
6. La jante, représenterait les
médias qui devraient constituer les éclaireurs sociaux puisqu’ils détiennent un
pouvoir vraiment fort dans la diffusion des informations, c’est pourquoi, s’ils
sont de mauvaise foi, ils peuvent déstabiliser un pays par les informations qu’ils
transmettent. D’ailleurs le peuple ne peut pas faire de grandes analyses, il va
prendre position dans une situation déterminée après avoir entendu parler un
maitre d’opinion, un journaliste influent, bref tout citoyen digne de confiance
par le truchement des médias.
7. Le cadre, c’est l’Université
qui constitue le principal centre de débat. Normalement dans plus d’un pays,
particulièrement les pays occidentaux, les étudiants participent grandement à la
vie politique, économique, sociale, culturelle et scientifique… dans la mesure
où les dirigeants de ces pays se soucient de leurs avis et ne dirigent pas sans
eux. Lorsque sur une situation donnée, le débat se fait d’abord à l’université
avant de prendre des décisions, il y a non seulement de légitimité mais aussi il
y a une forte possibilité pour que la résolution qui va être adoptée ne va pas
à l’encontre des faits et de la réalité.
La théorie
de la bicyclette veut qu’il y ait harmonie entre les différentes entités au
sein d’un pays pour que ce pays aille à bon port. Elle formule que les forces
qui gouvernent un pays doivent s’unir et cohabiter, puisqu’elles forment un
tout ou un ensemble bien ordonné. Donc, toute incohérence de l’une influencera
la cohérence de l’autre. Autrement dit, toute désorganisation de l’une brisera
l’harmonie de l’ensemble.
À
comparer aux formes de gouvernement en vigueur en Ayiti, nous verrons que l’harmonie
de l’ensemble est fissurée au gré des intérêts de chacun (ou intérêts mesquins).
Les trois pouvoirs se déchirent sans cesse, le pouvoir exécutif veut tout contrôler,
le pouvoir législatif timidement veut enlever la honte en s’opposant inefficacement
et le Judicaire est tributaire à l’exécutif. Quant aux autres entités, elles se
placent dans l’arrière-plan. Tout d’abord les écoles et les églises ont démissionné,
car elles oublient leur véritable mission. Les écoles en guise d’être promotrice
de la formation sont devenues des centres d’intimidation, quant aux églises
elles gardent silence en tournant le dos presqu’à toute activité politique et
sociale. Ensuite, le peuple se résigne en acceptant tout et oubliant qu’il est détenteur du véritable
pouvoir, il le donne et attend désespérément un changement sans jamais exercer de pression sur les gouvernants…
Puis les médias qui constituent une entité très puissante, s’opposent le plus
souvent quand ils sont au dehors du pouvoir, en guise d’être des éclaireurs sociaux,
ils induisent certaines fois en erreur le peuple assoiffé d’informations. Par conséquent,
s’ils faisaient en tant que guides l’éducation politique du peuple, ce dernier saurait
comment se comporter et sera à même de défendre ses intérêts. Enfin l’Université
en Ayiti est l’entité la plus négligée, d’ailleurs cette question de débat n’existe
pas, et si les étudiants oseraient lever la voie pour dénoncer une quelconque
situation, dans l’enceinte même de leurs facultés qui demeurent des espaces
inviolables, ils peuvent se faire attaquer, nous pouvons prendre en exemple :
l’intrusion du président de la république et les CIMO le 17 Février 2012 à la
faculté d’ethnologie où nombre d’étudiants ont été matraqués. À vous tous et à
vous toutes lisant cette présentation de ma nouvelle théorie sur les situations
sociaux politiques en Ayiti, je vous demanderais de la critiquer à fond pour
voir si elle peut être confirmée ou infirmée…
À
SUIVRE…
Bonne
lecture !!!
J’attends
surtout les critiques.
26 agosto, 2013
5:26
la culture haïtienne à découvert
Le titre de l’article peut paraitre
un peu excessif, vous n’allez pas tomber
raide mort d’un coup mais à force de les consommer chaque jour, ou semaine
après semaine, ils s’en prendront à vos grands équilibres métaboliques et
accélèrent le vieillissement. Mieux vaut les éviter ou les consommer avec
parcimonie : votre corps vous en sera reconnaissant.
Les
galettes de riz soufflé
Présentés comme des en-cas sains et
savoureux, y compris en magasin diététique. A ce niveau d’élévation du glucose
sanguin, on peut parler d’agression contre le pancréas et le corps tout entier.
Ce type d’aliments augmente le risque d’obésité, de résistance à l’insuline, de
diabète et de vieillissement prématuré.
Alternatives
Pain complet aux céréales et au
levain, noix, amandes…
Les
aliments au « sucre de fruits »
Le sucre de fruits, c’est en fait du
fructose
ou du sirop de maïs riche en fructose. Chez l’animal, ce « sucre de
fruits » lorsqu'il est ajouté aux aliments en quantité entraîne obésité et
diabète. Des études épidémiologiques conduites aux Etats-Unis ont trouvé que la
consommation de ces aliments au « sucre de fruits » est associée à un
risque plus élevé de surpoids; d'autres études se veulent plus rassurantes. Par
précaution, mieux vaut consommer le fructose dans les fruits et éviter les
aliments enrichis en fructose. Quant au sirop riche en fructose, il a à peu
près la même composition que le sucre blanc, le saccharose, et les mêmes effets
indésirables.
Alternatives
Les
viennoiseries et gâteaux industriels
Les produits de panification
industrielle, surtout viennoiseries et certains biscuits (la plupart des
fabricants ont fait le ménage ces dernières années) continuent de
renfermer des acides gras un peu particuliers, qu’on appelle « trans
» en raison de leur conformation dans l’espace. Ces acides trans augmentent le
risque de maladies cardiovasculaires. On repère ces graisses indésirables sur
l'emballage à la mention "graisses partiellement hydrogénées".
Alternatives
Fruits frais ou secs, pain complet
aux céréales et au levain.
Les préparations instantanées
Soupes en sachets, nouilles instantanées,
purées en flocons… Joanne Slavin, spécialiste de nutrition à l’université du
Minnesota les a baptisés les “faux aliments”.
Pour parvenir à ce degré de
“praticité” comme disent les spécialistes du marketing, les industriels font
quelques entorses à la physiologie : présence massive de conservateurs,
exhausteurs de goût, produits de glycation avancés, voire nitrosamines. A
proscrire.
Alternatives
De vrais recettes, où l’on doit
mélanger, cuire, faire mijoter, assaisonner…
Les
céréales du petit déjeuner
La plupart de ces grosses boîtes en
carton coloré renferment des produits soufflés, extrudés, parfois
outrageusement sucrés dont l’index glycémique élevé suffit à les disqualifier,
en particulier chez les enfants. Lisez aussi notre dossier consacré aux céréales du petit déjeuner.
Alternatives
Du pain, des flocons d’avoine.
Les
oléagineux grillés salés
Noix de cajou, amandes grillées et
salées : pourquoi faire simple – des fruits secs à l’état naturel - quand
on peut faire compliqué ? Ces aliments alourdissent l’exposition de
l’organisme au chlorure de sodium. Surtout, ils renferment des doses
considérables de composés appelés produits de glycation avancés, directement responsables du
vieillissement.
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