26 marzo, 2015

Le bonheur et le plaisir que je rencontrais dans la campagne où je suis né, quand je me  rendais là-bas durant les grandes vacances pour me régaler avec mes petits amis d’enfance. Ces moments de divertissements surgissent dans mes penssées comme si c’était hier matin et je me suis plongé sans le vouloir au fond d’un si lointain passé pour revivre cette période immortelle. Je me rappelle comme si c’était hier, où, à tour de rôle mes amis et moi savions jouer au cache-cache, à la marelle ″au tonton Bouki et Malice[1]″, où Bouki était toujours l’idiot et Malice l’intelligent qui prédominait en tout. Je me rappelle comme si c’était hier quand je mangeais du maïs boulli, du ″chanchanm[2]″, quand je buvais de l’ akasan[3] et du lait″ dans un petit marché tous les jeudis matin aux fins fonds de la campagne, où je densais le ″Rara[4] ″ à l’insu de ma maman par crainte de ne pas être fouetté. Je viens tout juste de me rappeller de mon jeu de prédilection ″ Manmie et Papie[5]″ où je savais donner des ordres aux enfants protagonistes d’aller chercher de l’eau à quelques kilomètres au sein du bourg afin de fortifier le degré d’autorité que je prétendais exercer sur eux.

L’image des enfants d’alors me reflètent à l’esprit comme un film, où les petits garçons pour s’assurer qu’ils ont conquis le coeur des petites filles demandaient des preuves d’amour, jusqu’à dâte je me souviens de ma première preuve d’amour; combien merveilleux était ce gand jour! Malheureusement, j’avais mordu les lèvres de la petite puisque je ne savais pas trop bien comment faire.

Je me rappelle des valeurs des filles de mon adoslecence où l’on ne pouvait même pas leur toucher les seins puisque c’était trop sacré, je me rappelle de la culture de lecture et d’écriture qu’elles imposaient indirectement aux petits garçons, des jeux de correspndances qui savaient contribuer tant au développement intellectuel que social de ces jeunes. Je me rappelle le respect que les enfants prodiguaient même aux inconnus car en ce temps-là quiconque pourrait les fouetter s’il les voyait faire des choses bizarres en pleine rue et s’ils manquaient de respect à ceux qui sont plus âgés. Je me rappelle des petits poèmes et lettres d’amour que je savais écrire pour affermir ma relation avec ma petite copine, je me rappelle, de la réponse de presque toutes les fillettes avec qui j’avais eu des flirts ″ je ne vais rien faire avant le mariage″, ainsi je me contentais à donner des petits baisers secs pour me rassurer que c’est moi le seigneur de leur royaume. Je me rappelle de mes timides ʺje t’aimeʺ…

Je me rappelle les injures des citadins vis-à-vis de paysans et la réponse des paysans à l’endroit de ces derniers ″ si nous ne cultivons pas vous ne pourrez pas manger car vos ventres dépendent de nous qui labourons chaque jour la terre″. Je me rappelle de mes premières années à l’Université où certains de mes collègues m’appelaient ″nègre Fort Jacques, paysan Kenscoff″ pour me destabilier et marginaliser, mais le paysan portait en lui et porte encore des valeurs Ayitiennes. Je me rappelle des kilomètres je savais parcourir à pied pour me rendre à l’école, quelques fois sans rien manger toute la journée j’ai du étudier et rédiger mes devoirs, je me rappelle de mes humilations du passé qui m’ont pu aider à surmonter mes barrages, me surprendre à moi-même et me forger un caractère d’acier, j’ai dit merci à tous ceux qui m’ont dit non, à tous ceux qui m’ont méprisé, minimisé car ces choses me permettent de grandir davantage, m’affermissent la détermination et m’aiguiser la foi. Je me rappelle du comunautarisme paysan, de l’entraide, de la fraternité, de la convivialité et des échanges de plats de nourriture qui se faisaient entre les voisins d’un même village. Je me rappelle de tellement de choses que je suis en train de chercher avec une loupe que je ne n’arrive pas à trouver faute de la perte de nos valeurs. Mes chers (ères) amis (es), mettons nous ensemble afin de sauvegarder le peu qu’il nous reste de nos moeurs et coutumes, de nos valeurs. Autrefois, les enfants respectaient et craignaient les plus agés maintenant le respect n´est plus puisque certains âgés sont promoteurs du phénomene ″zo kiki[6]″ donc, en guise de respect ils sont en pleine rivalité afin de voir qui va découvrir plus de secrets dans l´entre-jambe des petites filles. Je me rappelle tellement de bonnes choses qui n’existent plus, j’ai eu une si grande nostalgie.

Hélas!!! Ces moments ne reviendront jamais.


[1] C’est un petit jeu qui était tres en vogue en Ayiti, où une personne qui se croit être trop intelligente se faisait passer pour Malice et l’autre étant idiot est dominé par son antagoniste. 
[2] Le chanchanm est un mélange  de la poudre de maïs et du sucre. Les gens dans la campagne le consomment beaucoup le plus souvent durant les grandes vacances.
[3] C’est un petit déjeuner qu’on prépare en Ayiti avec la crème du maïs en y ajoutant du lait, et du sucre.
[4] Le rara est une manifestation culturelle Ayitienne durant les périodes pascales.
[5] Le jeu manmie et papi et un petit jeu d’enfant où le petit garçon joue le rôle de papa et la petite fille celle de maman, ils se donnent des petits baisers à l’insu des autres enfants.
[6] Le zo kiki est un nouveau concept crée en Haïti décrivant la pédophilie, des personnes âgés qui ont des relations avec des mineurs.

14 marzo, 2015



Commencer une activité innovatrice et convaincre des gens ayant des idées toutes faites afin de te suivre dans ta démarches et avoir leur appui, s’avère on ne peut plus difficile et constitue déjà un défi  sans précédent à relever ; surtout quand on dit toujours du mal de toi. 



Haïti se situe dans un contexte aujourd’hui si compliqué, où il vient à se demander s’il vaut la peine de promouvoir le tourisme. Selon ce que j’ai appris à l’Université, dans un pays où il y a une force étrangère ou une mission de stabilisation, cela constitue un freinage au développement touristique, puisqu’on sait pertinemment que la présence de cette troupe constitue un signe d’instabilité politique. Mais, je me demande, malgré tout ce qu’on dit, et aussi la situation si critique exposée à la vue de tous, s’il faut rester les bras croisés sans rien faire ?



Je vis en Espagne depuis déjà deux ans, j’ai appris pas mal de choses, surtout la conception des européens d’Haïti, la plupart de ceux que j’ai côtoyé me tient un seul discours, ils ne connaîtraient pas l’existence d’un tel pays si ce n’était le séisme du 12 Janvier 2010. Donc, j’ai rapidement déduit qu’Haïti était jusqu’alors un pays invisible qui est devenu visible par le tremblement de terre et qui est devenu rapidement oublier car l’attention du monde ne se porte plus sur elle.
Aux regards de toutes ces choses qui m’ont offusquées, je me suis donné pour objectifs de promouvoir malgré tout, le mystère d’un pays oublié, d’un paradis diabolisé par une avalanche d’on dit des grands, de la médisance de la presse internationale, de la méchanceté des journalistes étrangers qui plongent dans l’abîme et salissent la mémoire d’un pays qui a fait l’histoire, bref, nettoyer la face du pays de l’enfer crée par les images abjectes publiées de lui. Le vendredi 20 Juin 2014 qui a été la journée internationale des réfugiés, j’ai été invité par les responsables de la Croix Rouge Espagnole pour une présentation sur Haïti, et quand je commençais par montrer quelques images, parler un peu de la culture, de l’histoire et de la gastronomie, les participants étaient surpris de voir des sites attrayants du pays ; ce qui m’a étonné, c’est qu’une dame m’a osé demander si ces endroits existent encore, autrement dit, s’ils sont actuels ou anciens. Quand je commençais par expliquer le contexte, et pourquoi ils ne voient que de mauvaises images du pays, elle s’excuse et me dit, qu’elle n’avait qu’une idée toute faite d’Haïti, que lui a inculquée la presse internationale, une image horrible qui  ne fait que  décimer tout effort consenti par certains hommes de progrets voulant faire sortir le pays de la recession ecónomico-politique dans lequel il s’est trouvé depuis.

Ainsi, une idée m’est venue en tête, celle de divulguer les secrets les plus intimes de la beauté d’un pays harcelé par les langues des vipères haineux qui n’ont jamais oublié les séquelles de l’histoire et qui continuent même après 2010 à dire qu’Haïti est un pays maudit, parce qu’elle avait dit non à l’esclavage et demeure le pilier et la référence de la liberté de tous les peuples noirs du monde entier. Mis à part l’expérience que j’ai faite au cours de la journée internationale des réfugiés, j’ai aussi vécu quelques unes avec  mes collègues de classe qui me disent toujours « Frantzy, nous avons entendu dire qu’Haïti est le seul PMA de l’Amérique et qu’il y a beaucoup d’insécurité là-bas, ta famille n’est pas en danger ? ». J’ai toujours trouvé un moyen de les corriger avec  beaucoup de sagesse, mais je meurs à petit feu quand ils ont de telles impressions du pays. La dernière chose qui m’a abattu tout au long de la semaine, est un documentaire qu’une chaine de télévision ici était en train de passer sur Haïti, j’ai failli pleurer tellement il salissait l’image du pays en disant des choses horribles et en montrant des images les plus ignobles. Donc, je me suis dit, qu’il faut que quelqu’un agisse en conséquence afin de les démentir et les fermer la bouche. Ainsi, j’ai eu l’idée de réveiller la convoitise des gens d’ici afin d’en faire eux mêmes l’expérience en guise de consommer tout ce que disent les médias.

Depuis cette semaine je me suis mis à chercher des informations sur plus d’un hôtel en Haïti afin d’y organiser des voyages, et c’est pourquoi justement que je vous partage mes idées afin d’initier les premiers contacts et je pense que tout comme moi vous prenez  à cœur un tel projet.

Depuis la recession éconimique de 2008 l’économie de l’Espagne se base sur le tourisme, actuellement, elle constitue la 3ème destination touristique du monde avec 53 millions de visite en 2010 derrière la France à 79 millions, les États-Unis avec environ 61 millions. Dans les années 50 Haïti a été la principale destination touristique du monde, renommée qu’on a perdue avec les instabilités politiques chroniques que le pays ait connues depuis la chute des Duvalier. Nous pouvons encore regagner la confiance des touristes du monde entier si nous commençons par créer un climat stable et aussi promouvoir via les réseaux sociaux la beauté de notre belle Ayiti. Nous sommes l’un des pays de l’hémisphère à avoir plus de sites historico-touristiques attrayants, et notre art s’impose grandement dans toute la région, il faut en profiter. J’ai fait un constat, et ceci me ronge le cœur, de voir que les haïtiens sont les premiers à salir l’image du pays, rare sont ceux qui publient une image, ou une photo d’un endroit attrayant en Haïti par contre quand il y a un crime qui est commis les premiers à publier les photos et vidéos sont eux autres.

Donc, je ne voudrais pas dans cette lutte être adversaire de mes propres compatriotes, ce processus de prise de conscience doit se perenniser jusqu’à ce que le jeune arrive à comprendre qu’il ne serait jamais plus à l’aise que dans son propre pays et comme tout bon citoyen il doit faire son devoir civique. Le problème est très complexe il faut l’appui de tous les fils du pays afin de réhausser l’oriflamme de notre chère Ayiti au sein d’une Caraïbe si hostile et une Amérique si exclusiviste. Tout comme je fais sa promotion à travers de mon blog de cultrure, chaque Ayitien devrait censé faire idem et se comporter tant bien que mal en ambassadeur culturel afin de vendre les belles et vraies images du pays pour provoquer la curiosité des gens afin qu’’ils puissent le visiter. Déjà, je suis heureux de savoir que l’une des nos plages occupe la 57ème  position sur 100 des plus belles plages du monde à visiter. Fort de ceci, je crois que le travail de la ministre s’avère un travail de sarcophage qui mérite d’être loué.
Mais l’État devrait dans ce domaine assurer un minimum de sécurité afin qu’il n’y ait aucune panique lors de la visite des gens un peu partout dans le pays…

08 diciembre, 2013



Le prisonnier 46664 après avoir passé 27 ans incarcéré est devenu le plus célèbre prisonnier/président d´un pays où les noirs étant en majorité étaient encore considérés comme des moins que rien, il dormait à même le sol pour une cause juste qu´il a su défendre avec ardeur et adresse.


Après s´être libéré, il ne nourrissait aucun sentiment de vengeance encore moins de la haine, mais plutôt imprégner par ce vouloir d´unifier son pays décimé par la guerre civile fruit  d’un apartheid sans merci. Ses compatriotes le croyait terrifier et assez horrifié afin de tirer sa revanche mais, la première chose qu´il a faite en guise de se venger, c´est de placer comme son premier ministre Peter Botta son adversaire qui l´a incarcéré pendant presque plus de 3 décennies. N´est-ce pas un geste de dépassement de soi?
Maintenant, il n´est pas seulement question de pleurer sa mémoire, il est plus qu´évident de se demander à l´heure qu’il est qui serait prêt à faire de tel sacrifice, pardonner à celui ou à ceux qui t´ont torturé et humilié au plus profond de ta personne, afin de construire une nation sur la vertu et les vraies valeurs républicaines, et sur un Etat de droit existant en dehors des raisons d’Etat. Je vois vraiment mal ceux qui après la mort de Nelson Mandela versent des larmes de crocodiles, les connaissant, à grand jamais l’avarice du pouvoir ne leur aurait permis de pardonner en vue d’unifier la voile déchirée de l’union, plutôt rendre la pareille à son ou ses adversaires. A tous ceux qui laissent primer leur orgueil politique et leur cupidité sur les valeurs républicaines et démocratiques, je vous partage la réponse de Nelson Mandela, à ceux qui lui avaient conseillé de rendre la pareille à son adversaire, et je crois fermement que l’Afrique du Sud a recouvré son unité par la mise en application de cette phrase « Nous n’avons pas le droit d’oublier le passé, mais nous avons le devoir de le transcender » Telle, a été la réponse du grand maitre à son peuple… Et c’est en transcendant le passé que son pays est devenu le plus grand pays de l’Afrique.
Et je souhaite que ceux qui ce jourd’hui honorent  sa mémoire que vous soyez politiques ou simples citoyens mettiez en application son enseignement.

16 octubre, 2013



 
les causes qui meurent sont celles pour lesquelles personne ne meurt. disait l´autre. Le 17 Octobre me rappelle malgré ma longue distance, la prouesse de notre Héro sans égal qui nous a libéré de la barbarie des peuples, qui à l´heure qu´il est se disent être civilisés, cette journée historique me rappelle la vision bafouée du premier leader noir du monde ayant implémenté le concept d´autodétermination des peuples dans une sphère poluée de colonialisme, de néocolonialisme et ses corollaires. Cette journée historique me rappelle la perte de notre identité et de notre indépendance puisque la mort prématurée de notre leader a tout emportée. 
 Cette journée historique que je vais passer en dehors du pays me permet de déceler une réalité: les esclaves au prix de leurs vies afrontaient le danger pour nous libérer de l´esclavage, par contre les potentats d´aujourd´hui vendent à l`encan l´effort consenti par nos Aïeux. L´homme en soi valorise les choses qu´il acquiert à la sueur de son front, mais quand c´est le fruit de l´effort de l´autre il s´en fout pas mal. Moun ki pè mouri paka bay lavi, moun ki pa renmen madanm ni pa janm kontwi bon fanmi, konsa tou moun ki pa gen peyi paka gouvène ni chanje. Je crois plus que jamais que la cause cruciale que nous avons á défendre, c´est de nous efforcer à ne plus être le seul PMA de l´Amérique. Où sont-ils? Ceux étant prêts à mourir pour cette cause. Si les esclaves illetrés, qu´ils fussent avaient fait le plus grand exploit, nous autres qui se disent être érudits nous aurions du prendre le relais. Notre cause à défendre c´est de plus être le prototype de l´échec de peuple ayant accédé à l´indépendance. Pour ce faire, nous avons besoin d´un tout, ou la conjugaison des ressources humaines, matérielles, économiques et financières. En outre des hommes et des femmes de caractère...
Ce 17 Octobre me rappelle Dessalines Notre père qui nous a libéré et qui est tombé peu après sous les projectiles de ses propres frères, ce jour triste et fade m´a atrophié. Je suis abattu…

10 septiembre, 2013

Le cancer du sein est responsable de plus de 11 000 décès en France chaque année. Plusieurs facteurs peuvent augmenter votre risque de développer cette maladie. Si certains sont innés, d’autres sont modifiables. Découvrez-les sans attendre !
C’est la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux qui peuvent aboutir à l’apparition d’un cancer. En les passant en revue, nous pouvons souligner l’importance de facteurs scientifiquement établis, ou ceux qui restent l’objet de vives controverses.

Age, facteurs génétiquement et histoire familiale
Même si le cancer du sein peut survenir à n’importe quel âge, son risque d’apparition augmente avec le vieillissement. Il double approximativement tous les 10 ans jusqu’à la ménopause. Au-delà, il continue d’augmenter mais moins intensément1.
Si plusieurs cas de cancers du sein sont déjà connus au sein de votre famille, cela peut augmenter votre propre chance de développer la maladie. Dans les pays développés, entre 5 et 10 % des cas sont liés à des prédispositions génétiques. Ce qui équivaut chaque année en France à 1 700 à 3 400 cas.
Plus précisément, le risque de cancer est deux fois plus élevé chez les femmes dont les proches (soeurs, mères ou filles) ont développé un cancer du sein avant 50 ans. Plus jeune est l’âge d’apparition de la maladie, plus le danger est grand. Ainsi, une femme dont la soeur a développé un cancer à l’âge de 30-39 ans a un risque cumulatif de 10 % d’être elle-même touchée avant 65 ans, mais ce risque chute à 5 % si sa soeur était âgée de 50-54 ans au moment du diagnostic. Le danger augmente également lorsque plusieurs proches sont touchées. Une femme ayant deux proches atteintes de cancer du sein dont un âgée de moins de 50 ans au moment du diagnostic a 25 % de risque de développer un cancer avant 65 ans1.

A l’origine de ce danger, on trouve certains gènes, dont les plus connus sont BRCA1 et BRCA2 (pour Breast Cancer qui signifie cancer du sein). Ces formes seraient à elles seules responsables de 95 % des formes familiales héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire, et de 65 % des formes familiales du cancer du sein seul. Mais d’autres gènes de prédisposition du cancer du sein ont été identifiés2.
Concrètement, si plusieurs cas de cancer du sein dans votre famille vous font redouter une prédisposition génétique, parlez-en à votre médecin ou votre gynécologue. Ce dernier pourra si besoin vous orienter vers l’une des consultations d’oncogénétique (génétique appliquée à la cancérologie).
Puberté, grossesse, allaitement et ménopause
Une puberté précoce et une ménopause tardive augmentent la susceptibilité d’être touchée par un cancer du sein3. Une femme dont la ménopause arrive naturellement après 55 ans a deux fois plus de risque qu’une femme touchée par la ménopause avant 45 ans.
L’absence de grossesse ou un âge tardif pour le premier enfant peuvent augmenter les chances d’être touchée par cette tumeur. Avoir son premier enfant après 30 ans double le risque d’avoir un cancer du sein par rapport à une femme devenue mère avant 20 ans. L’augmentation du risque est la plus importante pour les femmes ayant plus de 35 ans lors de leur première grossesse, il est même supérieur à celui des femmes n’ayant pas d’enfant. Un jeune âge lors du second enfant réduit aussi la probabilité d’être malade. L’allaitement aurait également un rôle protecteur vis-à-vis de l’apparition du cancer du sein avant la ménopause4,5.

Maladies bénignes du sein

Victime de son succès, la généralisation de la mammographie rend plus fréquente la détection d’anomalies du sein. Si la majorité des kystes, tumeurs et cellules suspectes n’augmentent pas le risque de cancer du sein, d’autres lésions s’avèrent plus dangereuses. Les prélèvements par biopsie permettent de distinguer les lésions non prolifératives, constituées de cellules qui se divisent très lentement ; les lésions prolifératives, constituées de cellules se divisant rapidement et les lésions atypiques, constituées de cellules anormales se divisant rapidement. Par rapport à la population générale, la présence de ces lésions a peu d’influence6. Pour la majorité des femmes (touchées uniquement par des lésions non prolifératives) l’augmentation du risque n’est pas très importante, largement moins important que celui lié aux mutations génétiques de type BRCA. Pour en savoir plus, lire notre article "Lésions bénignes du sein : quels sont les risques ?".

Pilule et traitement hormonal de la ménopause

Les scientifiques considèrent que le danger lié à la pilule contraceptive est très faible, voire négligeable7,8.
En 2003 et suite à différentes études alarmantes9,10, l’utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS) était limitées11,12 : ils ne doivent être prescrits que si les troubles du climatère (principalement bouffées de chaleur) altèrent la qualité de vie des patientes, qui devront être clairement informées des effets secondaires de ces produits. La prescription devra se faire à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible avec des réévaluations régulières. 

L’augmentation du risque de cancer du sein dépend du produit utilisé. Selon les données françaises de l’étude E3N, il est important pour les combinaisons estroprogestatives (+ 80 %), quelle que soit la durée du traitement sauf pour les combinaisons estrogène + progestérone micronisée, pour lesquelles aucun lien n’a été observé. Les associations d’estrogènes et de rétroprogestérone induirait un sur-risque de 30 %. Enfin, les estrogènes seuls seraient responsables d’une hausse augmenteraient le risque de cancer du sein (+ 40 %), des données à confirmer car elles sont en contradiction avec les études anglo-saxonnes qui concluaient à l’absence de danger de ces produits.

Hygiène de vie

On constate des disparités d’incidence et de mortalité du cancer du sein très importantes d’un pays à l’autre. Il y a ainsi 5 fois moins de cancer du sein au Japon et à Hawaii que dans les pays de l’ouest. Cependant, les migrants présentent les mêmes taux d’incidence que les pays d’accueil, ce qui souligne l’importance des facteurs environnementaux.
Concernant l'hygiène de vie, aucun lien n'a pu être clairement établi entre le cancer du sein et une alimentation trop riche en graisse13, une consommation d'alcool ou de tabac. A contrario, l'obésité à l’âge adulte14 mais également durant l'adolescence15 favorise l'apparition de tumeur avant ou après la ménopause. Capable de lutter contre ce surpoids, une activité physique régulière permet de réduire le risque de cancer du sein16. Un temps suspecté, ni les augmentations mammaires17 ni les avortements18 n'ont d'influence sur la survenue de cette maladie.

Pour évaluer votre propre situation, n’hésitez pas à effectuer notre test exclusif. Rappelez-vous également que la meilleure protection est de participer activement au programme de dépistage qui offre tous les deux ans une mammographie à toutes les femmes de 50 à 74 ans.
David Bême
1 - BMJ, volume 321, septembre 2000 ; p.624-628
2 - NEJM 2003 ;348 :2339-47
3 - Am J Epidemiol. 1988 Nov;128(5):962-79.
4 - Lancet. 2002 Jul 20;360(9328):187-95.
5 - NEJM 1994 ;330 :81-87
6 - NEJM 2005 ;353 :229-37
7 - Lancet 1996 ;347 :1713-27
8 - NEJM 2002 ;346 :2025-32
9 - JAMA, Vol. 288 No. 3, July 17, 2002
10 - Lancet 2003 ;362 :419-427
11 - Traitement hormonal substitutif (THS): mise à jour des recommandations - 3/12/2003
12 - Rapport d’orientation sur les THS de la ménopause - Anaes/Afssaps, 11/5/2004
13 – NEJM 1996 ;334 :356-61
14 - Nutr Cancer.
2003;45(1):1-16.
15 – NEJM 2004 ;351 :1619-26
16 – NEJM 1997 ;336 :1269-75
17 – NEJM 1992 ;326 :1649-53
18 – NEJM 1997 ;336 :81-5
Source : http://www.doctissimo.fr


Au recoin de ce petit pays qu’on qualifie comme l’unique Pays Moins Avancé  (PAM) de l’Amérique, la notion de vivre en famille est encore une chose sacrée, par le simple fait que les parents tant bien que les enfants soient attachés les uns des autres. Les parents nourrissent toujours le désir de voir leurs enfants grandir ainsi que leurs petits-enfants sous le seuil de leur maison, car l’idée du communautarisme familial ne s’est jamais enfouie dans l’entendement ayitien depuis. 

Donc, Voir leurs enfants étant capable de voler de par leurs propres ailes constitue leur plus grande fierté, néanmoins les avoir encore près d’eux même avec leurs propres familles est encore un honneur et une joie inaltérable.  Par conséquent, cette façon ayitienne de vivre en communauté plus précisément en famille réunie, est sujette à d’innombrables critiques.  Certaines critiques vont à l’endroit des jeunes qu’on qualifie de parasites, qui veulent toujours même en étant adultes bénéficient de la largesse de leurs parents tout en se détournant de certaines responsabilités ; d’autres vont à l’endroit des parents qui souhaitent toujours avoir le plein contrôle du foyer de leurs enfants etc. Malgré les multiples critiques qu’on en fait, cette façon de faire constitue un point fort dans notre culture qui n’est du tout pas différent de certains pays européens comme l’Espagne par exemple. Je connais ici en Espagne des gens qui même à 40 ans sont encore sous le toit de leurs parents, et je suis plus que certain que les raisons ne sont pas différentes de celles d’Ayiti. Le cas exceptionnel que j’ai pu rencontrer, c’est un homme de 55 ans qui est encore chez ses parents. Je ne peux émettre aucune critique, mais tout bonnement je dois dire que c’est une affaire de culture et lorsqu’on parle de culture nous savons tous ce qu’elle représente pour un peuple. J’estime n’avoir pas cerné la question dans tous ces angles, c’est pourquoi je vous lance la balle afin de faire votre propre analyse. En outre, par le présent article je fais un rappel à tous les médisants qui voient uniquement le côté négatif du communautarisme familial sans prendre un peu de temps pour l’analyser sur son angle sociologique et culturel. Donc, avant de critiquer quoi que ce soit, il faut bien le cerner, pour ce faire il faut investiguer, car il est mauvais de s’entêter à dire du mal de ceux qu’on ne connait pas et mésinterpréter les choses qu’on ignore l’essence…