Mostrando entradas con la etiqueta Culture. Mostrar todas las entradas
Mostrando entradas con la etiqueta Culture. Mostrar todas las entradas

24 enero, 2016


                                                                                        
Quand j´avais ton âge j´étais déjà autonome. On a souvent entendu cette fameuse phrase de nos parents, mais certains d´entre nous interprètent toujours très mal son contenu. Il y en a qui s´entêtent à parler de reproche, d´autres qui s´engueulent parce que leurs parents essaient d´une façon indirecte de réveiller leur orgueil et en eux l´amour du travail. Les parents sont ceux qui ont eu des dures et douloureuses expériences et connu des situations difficiles, des humiliations, des trahisons etc. tout ceci parce qu´ils veulent un meilleur lendemain pour leurs enfants.
Nous autres en guise de les comprendre et essayer d´être reconnaissants, on s´offusque, certaines fois on ose même dire «ne vous inquiétez pas monsieur et/ou madame, je partirai de chez vous, vous me parlez ainsi parce que vous me voyez chaque jour sous vos yeux, un jour vous aurez envie de me voir et vous me verrez plus ». Le père ou la mère qui est déjà passée par ce chemin, le connait mieux que l´enfant, il ou elle le laisse faire l´expérience.
Ma mère m´a raconté une petite anecdote, elle m´a dit que quand j´étais petit, je restais toujours là où il y a le feu, je l´adorais tellement qu´elle ne pouvait pas me laisser un moment seul, pour cela on me surveillait toujours. Un jour elle se sentait lassée de me surveiller à longueur de journée, elle prenait la décision de résoudre le problème une fois pour toutes. Elle disait à mon père,
_ Je commmence à être fatiguée, je sais ce que je dois faire maintenant afin que ce petit garcon s´éloigne des bougies, il est curieux, il voudrait savoir ce que c´est, donc je vais lui faire faire l´expérience de la bougie. Elle s´asseyait près de moi en plaçant devant moi une bougie. Elle m´a dit qu´en voyant la bougie, je souriais, puisque c´était la premiere fois que je la tenais à ma portée. Mon seul réflexe était de toucher la flamme, je l´ai touchée j´ai eu le résultat, j´ai passé plus d´une demi heure à pleurer, après 3h elle revenait pour refaire l´expérience j´avais uniquement vu la bougie je commencais par pleurer et faire marche arrière.

J´ai enfin compris que les parents, ils ont tout fait, tout sacrifié afin qu´on ait une vie digne et honnête, ils veulent qu´on ait une vie réussite, bref ils veulent voir le meilleur pour ses fils et ses filles. Mais quand on se prend la tête ils nous laissent faire des expériences parce qu´ils savent que nous allons non seulement apprendre de nos échecs et du même coup corriger nos erreus. Je considère les parents comme des bananiers et les enfants comme leurs larges feuilles, ces dernières se croient superieures et meilleures que le tronc, tout en oubliant que c´est le tronc qui maintient toute la structure du bananier. Par conséquent, le tronc ne s´inquiète jamais puisqu´il sait que tout dépend de lui car c´est lui qui donne la vie, les feuilles peuvent se vanter à longueur de journée et se prendre la tête, mais tôt ou tard elles reviendront vers lui. Et on l´a vu clairement qu´après que les feuilles aient fini d´être malmenées par le vent, la pluie et le soleil, elles reviennent toutes pleurer au pied du tronc.
Ainsi, je crois comprendre que le plus grand cadeau qu´un parent puisse offrir à son enfant, c´est un peu d´orgeuil lui servant de stimulus. Quand mon père me disait à tout bout de champ qu´il a commencé à travailler dès l´âge de 12 ans et qu´il avait déjà sa belle maison et sa ravissante femme à 21 ans, c´etait dans le but de me stimuler, pas pour me reprocher ni minimiser ma capacité, il voulait tout bonnement que je sois conscient que mon avenir dépend de moi et que je ne dois pas perdre mon temps à esperer que quelqu´un fasse quelque chose pour moi. Il m´a dit que la manne a toujours été le mythe des paresseux et que si quelqu´un veut avoir une vie pleine et accomplie, s´il veut vivre en étant satisfait de lui même il doit prendre en main son destin, il doit travailler, car c´est le travail qui nous affranchit vraiment.

Pourtant, tout comme n´importe jeune homme j´avais avant du mal à comprendre ses messages, quand il s´était rendu compte que je comprenais pas, il m´a obligé à travailler avec lui, j´avais mes obligations tout comme lui au sein de la famille. C´est à ce moment que j´avais commencé par valoriser ses efforts, je m´étais rendu compte qu´il travaillait très dur juste pour nous, il n´avait pas de temps pour lui-même, tout était tourné autour d´un «NOUS» exclusif dont il en faisait pratiqument pas partie, il travaillait 7 jours sur 7, les seuls congés qu´il avait dans l´année c'etait les fêtes officielles du pays à part ça il travaillait toute l´année sans prendre de pause.

Le changement induit à de très bons résultats quand on l´applique en fonction de ce qu´on veut vraiment réaliser dans sa vie, personne ne peut arriver au sommet de la montagne sans passer par le flanc, d'autre en plus on l'a appris du proverbe chinois qu'un voyage de 10000 kilometres commence toujours par un premier pas. Certaines fois on a tendance à culpabiliser les autres de nos erreurs et de nos échecs, sans prendre le temps de penser que ça aurait pu être autrement si on se preparait davantage, bref si l'on prenait en main notre destin. Je ne comprends franchement pas comment quelqu'un qui a toute sa force et sa capacité puisse rester inerte sans rien faire en espérant qu´un miracle se produise dans sa vie, ou que quelqu´un lui solutionne son problème. Mais tout cela s´avère complètement insensé puisque quelqu´un qui n´a même pas une idée de ce que tu veux ne peut en rien t´aider, qui pis est, certaines fois la personne qui attend impatiemment et aveuglement le miracle ne sait même pas ce qu´elle veut. Si quelqu´un par curiosité lui demande ce qu´elle attend elle dira, je ne sais pas, je n´ai pas vraiment de préférence, je prends ce qui vient.

Quand je sors avec quelqu´un et je l´offre que chose à boire ou à manger et il me dit qu´il n´a pas de préférence, j´ai toujours pris le soin de choisir quelque chose que je présume qu´il n´aime pas. Parce que pour moi l´expression n´avoir pas de préférence sous tend «je ne sais pas ce que je veux, choisis moi quelque chose», or je sais qu´on a toujours le choix. J´ai fini par comprendre que dans la vie, on doit toujours apprendre à choisir ce qu´on veut et à prendre ses responsabilités, et à ne pas laisser aux autres le soin de nous imposer ce qu´ils croient être meilleur pour nous. Il est mieux de dire j´étais con d´avoir choisi ce plat au lieu de dire, j´aurais pas du lui laisser me choisir mon plat. Quand c´est toi as commis l´erreur, assumer les conséquences peut s´avérer difficile mais tu es paix avec toi meme, par contre si c´est quelqu´un d´autre qui t´avais choisi quelque chose et que ça a mal tourné assumer la responsabilité va être un enfer, puisque c´est à ce moment que viendra « si je savais...» mais ce « si je savais » arrive toujours en retard.

Il n´est jamais trop tard pour bien faire on peut toujours réinventer sa vie, il suffit de le vouloir. Comme je disais tantôt, je ne comprenais pas avant le message de mon père, quand j´ai enfin pigé ce qu´il voulait me dire, je mets tous ces conseils en pratique, je commence maintenant par en goutter les fruits . Sun Tsu dans son fameux ouvrage l´art de la geurre eut à dire « pour vaincre il le faut le faire avant de combattre, quand on cambat avant on perd ». Je dirais moi même, pour réussir dans la vie, il faut avoir un plan bien défini, si on cherche à réussir sans un même élaboré un plan on échoue. En somme la réussite n´est jamais le fruit du hasard, mais de l´efrort et du travail bien planifiés.

Donc ce cadeau que mon père m´a légué, je crois qu´il peut vous être utile, il m´a aidé à être exigeant envers moi même un peu plus chaque jour et à croire en mes propres efforts, je vous conseille la même chose et vous verrez le grand changement qui se produira dans votre vie.

01 julio, 2015




                                                              Partager, ce n’est ni analyser, ni conseiller, ni tenter de résoudre son problème. Partager, c’est être là, présent avec l’autre. Bref, Savoir partager est une habileté importante à acquérir pour pouvoir s’entendre avec les autres en établissant un compromis.
Selon l’UNESCO «la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs , qui caractérisent une societé ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.»
Ces derniers constituent les points sur lequels je vais me centrer davantage et je vais également essayer de voir la culture dans son sens humaniste.

                                                      Les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances sont des éléments indispensables permettant de comprendre la réalité d’un peuple. La valeur se définit comme ce qui est posé comme vrai, beau, bien d’un point de vue personnel ou selon les critères d’une societé et qui est donné comme un idéal à atreindre, ou comme quelque chose à défendre. L’expression de système de valeurs selon Graves revient très souvent dans la Dynamique Spirale. Que l’on parle d’un individu ou d’un groupe (une entreprise, une ethnie, une nation, un groupe religieux…), la notion de « système de valeurs » désigne un ensemble de concepts, d’idées, de valeurs, qui donne une certaine idée de la réalité. Cette notion se résume, pour Graves, à une question : comment perçoit-on et conçoit-on les choses ?  
La croyance à son tour est le fait de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose, à la vérité d’une doctrine ou d’une thèse.
Et enfin la tradition, est définie comme résultant de la transmission de certains messages culturels qui seront alors conservés dans le temps.
Elle est pour ainsi dire la conservation dans le présent de certains éléments culturels du passé qui ont été sélectionnés comme importants et qui vont donc traverser le temps. Bref, la tradition véhicule certaines coutumes et pratiques. Elle vise la transmission de certaines valeurs et de certaines normes.
Partant de ce qui précède, on se demande si le partage peut être considéré comme un élément culturel ?



                                                        Depuis que j’étais petit je commencais de très tôt à observer et à comprendre les choses qui m’entourent et analyser les relations éxistant entre les gens que je côtoyais chaque jour. Les premières choses que j’ai apprises de mes parents sont : la sympathie, l’amour, la compassion, l’entraide et le partage etc. Je n’avais pas besoin d’un expert pour m’enseigner tout cela, puisque à force de voir leur comportement envers les voisins, ces valeurs me sont automatiquement inculquées. J’ai eu une petite anecdote, une famille qui vivait tout près de chez moi n’avait un jour rien à manger, étant un enfant je ne pouvais pas le constater, pourtant ma maman si a pu; ella a fini de préparer le repas du midi, et me disait «Prends moi cette large assiette aujourd’hui le plat du voisin doit être plus dense car il n’a rien cuisiné», tout surpris je l’ai répondu comment tu le sais si tu n’es pas sortie de la maison depuis ce matin ? Elle me répondait quand tu vis quelque part tu dois observer tout ce qui passe dans ton entourage. Je lui a demandé qu’est ce que tu as observé ? Elle me disait, depuis ce matin en regardant le toit de la cuisine du voisin, je n’ai ramarqué aucune fumée, cela signifie qu’il n’a rien à manger aujourd’hui. Je me suis resté un peu confus, puisque je voyais que la reflexion de ma mère était un peu vague et insensée. Mais j’étais curieux de vérifier sa supposition faite du voisin, je lui ai demandé de m’en charger de l’envoi elle a accepté. Donc, en compagnie du plat qu’elle envoyait à la maison d’en face, elle remplissait un sachet d’aliments de toute sorte afin de soutenir le voisin ce jour-là. J’étais plus que curieux de faire l’expérience mais j’avais également grand peur de ce que pourrait être la réaction du voisin, par contre, quand je suis arrivé, j’étais surpris et ému de l’accueil reçu et des remerciements spéciaux adressés à l’endroit de ma maman pour ce geste noble. La partie la plus touchante de l’histoire c’est quand le père de la famille disait à sa femme «Chérie tu vois ce que je te disais, je savais qu’on allait pas passer la journée sans rien manger gloire soit rendue à Dieu, il écoute nos prières». 

                                                              Quand je suis retourné à la maison sans même raconter à maman ce qui vient de se passer, elle me disait, tu as cru maintenant ? Cela doit être une nouvelle leçon pour toi, car vivre en communauté n´est pas une chose facile, mais l´arme la plus importante permettant de trancher tous les desaccords qui pourraient surgir se révèlent l’observation. Si tu observes ton prochain, tu pourras comprendre et identifier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, tu pourras découvrir quand les choses vont bien ou mal. Etre curieux ne veut pas dire s’immiscer dans la vie des autres afin de tout savoir, au contraire, c’est prêter plus d’attention à l’autre afin de pouvoir intervenir quand le besoin se fait sentir. La curiosité peut être négative, si on cherche des informations de la vie de l’autre afin de dire du mal de lui en son dos. Bref, le critiquer.
                                                       Cette expérience a grandement marqué mon adolescence, et m’a permis aussi de comprendre et de vivre dans la symbiose avec tout ce qui constitue mon entourage. Et mes parents m’ont également appris qu’il a beaucoup plus de bonheur à donner qu’à reçevoir.
Ainsi, depuis mon plus jeune âge, le partage a toujours été l’un des piliers de ma vie, et j’ai toujours senti ce bonheur et cette joie inaltérable de partager en tout temps et en tout lieu ce que je possède. Je ne suis pas le seul à vouloir partager aux autres, car toutes les familles ayitiennes enseignent à leurs enfants le sens du partage. Je me rappelle que dans la campagne où vivait ma famille, nous n’étions pas les seuls à échanger chaque jour les plats au voisinage, presque toutes les familles vivant à proximité le font et cet élément culturel se transmet de génération en génération, d’ailleurs, c’est ce que me disait ma maman, car cette question de regarder les toits de la maison des autres afin de savoir s’ils ont cuisiné ou pas est une chose qu’elle a apprise de sa mère et qu’elle m’a transmise ce jour-là.


                                                      Je suis conscient que les nouvelles technologies ont grandement modifiées cette mode de vie Ayitienne, car les cuisines sont beaucoup plus modernes, il n’y a plus de fumées sortant aux toits, et presque tout le monde vit de façon indépendante et isolée, mais ces valeurs continuent à faire leur petit bonhomme de chemin sous d’autres formes. Depuis le secondaire je commençais par côtoyer d’autres jeunes venant de familles differentes, et je constatais qu’entre nous il n’y avait pas de grandes differences, car nous partageons les mêmes valeurs, presque les mêmes croyances, la même tradition et les coutumes. Durant mes années tantôt à l’école classique qu’à l’université, nous formions une grande famille, quand quelqu’un avait un problème, il était partagé à tout le monde et nous cherchions toujours de commun accord la solution. Quand quelqu’un ne pouvait pas s’acheter un sandwich on mangeait ensemble, car étant réuni on devenait plus fort, quand quelqu’un ne pouvait pas comprendre un cours, on s’arrangeait afin de faire des débats et des recherches tout autour afin que tout le monde soit à jour, il n’y avait jamais eu d’égoïsme, de haine et de differends car les linges salent se lavaient en famille. Etant une grande famille nous solutionnions tout afin de rester toujours unis et en parfaite convivialité. 

                                                                Par contre, quand je suis arrivé ici en Espagne il a deux ans, je suis frappé par une autre réalité, chacun est dans son monde, chacun gère ses propres problèmes, personne ne voit personne. Dans un apartement, ou communauté de voisins comme on l’appelle ici personne ne connait personne en réalité, ils habitent le même apartement mais ils se voient chaque 3 ou 6 mois dans des réunions de la communauté, s’ils se connaissent c’est seulement de noms ; et les enfants grandissent avec ces mêmes traditions et coutumes, ce qui les distancient les uns des autres de génération en génération. Et de plus à l’école il est un égoïsme féroce, à tour de rôle ils se souhaitent des échecs, si quelqu’un ne comprend pas quelque chose c’est son problème, les notions de partage et d’entraide sont tout à fait differents d’un pays à l’autre. En Ayiti, quand je sortais avec des amis (es) si quelqu’un n’avait pas d’argent cela ne constituait aucun problème puisque une seule personne pouvait s’en charger à payer pour tout le groupe, mais ici, c’est totalement different, si tu n’as pas d’argent ne sors pas puisque chacun paie uniquement pour ce qu’il consomme. Le pire dans tout cela c’est que même au sein des couples on retrouve la même histoire, chacun paie selon ce qu’il avait commandé. Un ami à moi a fait une expérience durant ses études ici. Un jour il sortait avec un groupe de collègues, ayant eu l’envie de manger une pizza, il les demandait de l’attendre un moment afin de se l’acheter, et quand il sortait avec la pizza en main, deux demoiselles lui demandaient une tranche, il n’hésitait même pas une seconde de la leur donner puisqu’il est habitué à partager, en voyant la scène de loin ses collègues criaient si fort non ! non ! non ! mais mon ami ne comprenait rien du tout, et quand il s’approchait auprès d’eux, ils ont dit « idiot pourquoi tu l’as fait ? » et mon ami répondait « faire quoi ? » si énervés ils ont répondu « pourquoi tu les as donné dans ta pizza ? si elles veulent en manger qu’elles s’en achètent. » mon ami était si étonné, il se rendait compte ce jour-là dans quel monde il vivait.

                               
                               Je n’essaie pas de valoriser une culture au détriment d’une autre car toutes les cultures se valent, d’ailleurs les éléments culturels sont relatifs, ce qui peut être considéré comme une valeur dans un pays peut ne pas l’être dans un autre. Tantôt les traditions, les croyances, les valeurs comme des coutumes sont differentes d’un pays à l’autre, puisque ces choses constituent le reflet, d’une ethnie, d’un groupe organisé ou d’une société dans son ensemble. Chaque société est fondée sur des valeurs, coutumes, croyances et traditions uniques. Si en Ayiti l’âge est loin d’être l’un des aspects du critérium de l’autonomie et d’indépendance des jeunes sinon avoir un bon travail et de se marier, dans les pays étrangers l’âge est indispensable et prépondérant.

                                                                  Chaque ayitien en particulier qu’il soit en Ayiti ou à l’étranger doit être le reflet de cette culture encore engagée après tant d’années de combat. Donc, A travers ces quelques lignes vous pouvez voir un peu plus amplement les differences tranchées existant entre les cultures mais cela ne pourraient en rien occasioner à ce qu’une culture soit supérieure à une autre. Si on analyse les choses avec un oeil ayitien on dira que c’est un point fort de notre culture, mais partager en réalité n’est pas une question de culture sinon une notion se référant plutôt au degré d’humanité de chaque individu dans quelque soit la société dans laquelle il vit.

26 marzo, 2015

Le bonheur et le plaisir que je rencontrais dans la campagne où je suis né, quand je me  rendais là-bas durant les grandes vacances pour me régaler avec mes petits amis d’enfance. Ces moments de divertissements surgissent dans mes penssées comme si c’était hier matin et je me suis plongé sans le vouloir au fond d’un si lointain passé pour revivre cette période immortelle. Je me rappelle comme si c’était hier, où, à tour de rôle mes amis et moi savions jouer au cache-cache, à la marelle ″au tonton Bouki et Malice[1]″, où Bouki était toujours l’idiot et Malice l’intelligent qui prédominait en tout. Je me rappelle comme si c’était hier quand je mangeais du maïs boulli, du ″chanchanm[2]″, quand je buvais de l’ akasan[3] et du lait″ dans un petit marché tous les jeudis matin aux fins fonds de la campagne, où je densais le ″Rara[4] ″ à l’insu de ma maman par crainte de ne pas être fouetté. Je viens tout juste de me rappeller de mon jeu de prédilection ″ Manmie et Papie[5]″ où je savais donner des ordres aux enfants protagonistes d’aller chercher de l’eau à quelques kilomètres au sein du bourg afin de fortifier le degré d’autorité que je prétendais exercer sur eux.

L’image des enfants d’alors me reflètent à l’esprit comme un film, où les petits garçons pour s’assurer qu’ils ont conquis le coeur des petites filles demandaient des preuves d’amour, jusqu’à dâte je me souviens de ma première preuve d’amour; combien merveilleux était ce gand jour! Malheureusement, j’avais mordu les lèvres de la petite puisque je ne savais pas trop bien comment faire.

Je me rappelle des valeurs des filles de mon adoslecence où l’on ne pouvait même pas leur toucher les seins puisque c’était trop sacré, je me rappelle de la culture de lecture et d’écriture qu’elles imposaient indirectement aux petits garçons, des jeux de correspndances qui savaient contribuer tant au développement intellectuel que social de ces jeunes. Je me rappelle le respect que les enfants prodiguaient même aux inconnus car en ce temps-là quiconque pourrait les fouetter s’il les voyait faire des choses bizarres en pleine rue et s’ils manquaient de respect à ceux qui sont plus âgés. Je me rappelle des petits poèmes et lettres d’amour que je savais écrire pour affermir ma relation avec ma petite copine, je me rappelle, de la réponse de presque toutes les fillettes avec qui j’avais eu des flirts ″ je ne vais rien faire avant le mariage″, ainsi je me contentais à donner des petits baisers secs pour me rassurer que c’est moi le seigneur de leur royaume. Je me rappelle de mes timides ʺje t’aimeʺ…

Je me rappelle les injures des citadins vis-à-vis de paysans et la réponse des paysans à l’endroit de ces derniers ″ si nous ne cultivons pas vous ne pourrez pas manger car vos ventres dépendent de nous qui labourons chaque jour la terre″. Je me rappelle de mes premières années à l’Université où certains de mes collègues m’appelaient ″nègre Fort Jacques, paysan Kenscoff″ pour me destabilier et marginaliser, mais le paysan portait en lui et porte encore des valeurs Ayitiennes. Je me rappelle des kilomètres je savais parcourir à pied pour me rendre à l’école, quelques fois sans rien manger toute la journée j’ai du étudier et rédiger mes devoirs, je me rappelle de mes humilations du passé qui m’ont pu aider à surmonter mes barrages, me surprendre à moi-même et me forger un caractère d’acier, j’ai dit merci à tous ceux qui m’ont dit non, à tous ceux qui m’ont méprisé, minimisé car ces choses me permettent de grandir davantage, m’affermissent la détermination et m’aiguiser la foi. Je me rappelle du comunautarisme paysan, de l’entraide, de la fraternité, de la convivialité et des échanges de plats de nourriture qui se faisaient entre les voisins d’un même village. Je me rappelle de tellement de choses que je suis en train de chercher avec une loupe que je ne n’arrive pas à trouver faute de la perte de nos valeurs. Mes chers (ères) amis (es), mettons nous ensemble afin de sauvegarder le peu qu’il nous reste de nos moeurs et coutumes, de nos valeurs. Autrefois, les enfants respectaient et craignaient les plus agés maintenant le respect n´est plus puisque certains âgés sont promoteurs du phénomene ″zo kiki[6]″ donc, en guise de respect ils sont en pleine rivalité afin de voir qui va découvrir plus de secrets dans l´entre-jambe des petites filles. Je me rappelle tellement de bonnes choses qui n’existent plus, j’ai eu une si grande nostalgie.

Hélas!!! Ces moments ne reviendront jamais.


[1] C’est un petit jeu qui était tres en vogue en Ayiti, où une personne qui se croit être trop intelligente se faisait passer pour Malice et l’autre étant idiot est dominé par son antagoniste. 
[2] Le chanchanm est un mélange  de la poudre de maïs et du sucre. Les gens dans la campagne le consomment beaucoup le plus souvent durant les grandes vacances.
[3] C’est un petit déjeuner qu’on prépare en Ayiti avec la crème du maïs en y ajoutant du lait, et du sucre.
[4] Le rara est une manifestation culturelle Ayitienne durant les périodes pascales.
[5] Le jeu manmie et papi et un petit jeu d’enfant où le petit garçon joue le rôle de papa et la petite fille celle de maman, ils se donnent des petits baisers à l’insu des autres enfants.
[6] Le zo kiki est un nouveau concept crée en Haïti décrivant la pédophilie, des personnes âgés qui ont des relations avec des mineurs.

14 marzo, 2015



Commencer une activité innovatrice et convaincre des gens ayant des idées toutes faites afin de te suivre dans ta démarches et avoir leur appui, s’avère on ne peut plus difficile et constitue déjà un défi  sans précédent à relever ; surtout quand on dit toujours du mal de toi. 



Haïti se situe dans un contexte aujourd’hui si compliqué, où il vient à se demander s’il vaut la peine de promouvoir le tourisme. Selon ce que j’ai appris à l’Université, dans un pays où il y a une force étrangère ou une mission de stabilisation, cela constitue un freinage au développement touristique, puisqu’on sait pertinemment que la présence de cette troupe constitue un signe d’instabilité politique. Mais, je me demande, malgré tout ce qu’on dit, et aussi la situation si critique exposée à la vue de tous, s’il faut rester les bras croisés sans rien faire ?



Je vis en Espagne depuis déjà deux ans, j’ai appris pas mal de choses, surtout la conception des européens d’Haïti, la plupart de ceux que j’ai côtoyé me tient un seul discours, ils ne connaîtraient pas l’existence d’un tel pays si ce n’était le séisme du 12 Janvier 2010. Donc, j’ai rapidement déduit qu’Haïti était jusqu’alors un pays invisible qui est devenu visible par le tremblement de terre et qui est devenu rapidement oublier car l’attention du monde ne se porte plus sur elle.
Aux regards de toutes ces choses qui m’ont offusquées, je me suis donné pour objectifs de promouvoir malgré tout, le mystère d’un pays oublié, d’un paradis diabolisé par une avalanche d’on dit des grands, de la médisance de la presse internationale, de la méchanceté des journalistes étrangers qui plongent dans l’abîme et salissent la mémoire d’un pays qui a fait l’histoire, bref, nettoyer la face du pays de l’enfer crée par les images abjectes publiées de lui. Le vendredi 20 Juin 2014 qui a été la journée internationale des réfugiés, j’ai été invité par les responsables de la Croix Rouge Espagnole pour une présentation sur Haïti, et quand je commençais par montrer quelques images, parler un peu de la culture, de l’histoire et de la gastronomie, les participants étaient surpris de voir des sites attrayants du pays ; ce qui m’a étonné, c’est qu’une dame m’a osé demander si ces endroits existent encore, autrement dit, s’ils sont actuels ou anciens. Quand je commençais par expliquer le contexte, et pourquoi ils ne voient que de mauvaises images du pays, elle s’excuse et me dit, qu’elle n’avait qu’une idée toute faite d’Haïti, que lui a inculquée la presse internationale, une image horrible qui  ne fait que  décimer tout effort consenti par certains hommes de progrets voulant faire sortir le pays de la recession ecónomico-politique dans lequel il s’est trouvé depuis.

Ainsi, une idée m’est venue en tête, celle de divulguer les secrets les plus intimes de la beauté d’un pays harcelé par les langues des vipères haineux qui n’ont jamais oublié les séquelles de l’histoire et qui continuent même après 2010 à dire qu’Haïti est un pays maudit, parce qu’elle avait dit non à l’esclavage et demeure le pilier et la référence de la liberté de tous les peuples noirs du monde entier. Mis à part l’expérience que j’ai faite au cours de la journée internationale des réfugiés, j’ai aussi vécu quelques unes avec  mes collègues de classe qui me disent toujours « Frantzy, nous avons entendu dire qu’Haïti est le seul PMA de l’Amérique et qu’il y a beaucoup d’insécurité là-bas, ta famille n’est pas en danger ? ». J’ai toujours trouvé un moyen de les corriger avec  beaucoup de sagesse, mais je meurs à petit feu quand ils ont de telles impressions du pays. La dernière chose qui m’a abattu tout au long de la semaine, est un documentaire qu’une chaine de télévision ici était en train de passer sur Haïti, j’ai failli pleurer tellement il salissait l’image du pays en disant des choses horribles et en montrant des images les plus ignobles. Donc, je me suis dit, qu’il faut que quelqu’un agisse en conséquence afin de les démentir et les fermer la bouche. Ainsi, j’ai eu l’idée de réveiller la convoitise des gens d’ici afin d’en faire eux mêmes l’expérience en guise de consommer tout ce que disent les médias.

Depuis cette semaine je me suis mis à chercher des informations sur plus d’un hôtel en Haïti afin d’y organiser des voyages, et c’est pourquoi justement que je vous partage mes idées afin d’initier les premiers contacts et je pense que tout comme moi vous prenez  à cœur un tel projet.

Depuis la recession éconimique de 2008 l’économie de l’Espagne se base sur le tourisme, actuellement, elle constitue la 3ème destination touristique du monde avec 53 millions de visite en 2010 derrière la France à 79 millions, les États-Unis avec environ 61 millions. Dans les années 50 Haïti a été la principale destination touristique du monde, renommée qu’on a perdue avec les instabilités politiques chroniques que le pays ait connues depuis la chute des Duvalier. Nous pouvons encore regagner la confiance des touristes du monde entier si nous commençons par créer un climat stable et aussi promouvoir via les réseaux sociaux la beauté de notre belle Ayiti. Nous sommes l’un des pays de l’hémisphère à avoir plus de sites historico-touristiques attrayants, et notre art s’impose grandement dans toute la région, il faut en profiter. J’ai fait un constat, et ceci me ronge le cœur, de voir que les haïtiens sont les premiers à salir l’image du pays, rare sont ceux qui publient une image, ou une photo d’un endroit attrayant en Haïti par contre quand il y a un crime qui est commis les premiers à publier les photos et vidéos sont eux autres.

Donc, je ne voudrais pas dans cette lutte être adversaire de mes propres compatriotes, ce processus de prise de conscience doit se perenniser jusqu’à ce que le jeune arrive à comprendre qu’il ne serait jamais plus à l’aise que dans son propre pays et comme tout bon citoyen il doit faire son devoir civique. Le problème est très complexe il faut l’appui de tous les fils du pays afin de réhausser l’oriflamme de notre chère Ayiti au sein d’une Caraïbe si hostile et une Amérique si exclusiviste. Tout comme je fais sa promotion à travers de mon blog de cultrure, chaque Ayitien devrait censé faire idem et se comporter tant bien que mal en ambassadeur culturel afin de vendre les belles et vraies images du pays pour provoquer la curiosité des gens afin qu’’ils puissent le visiter. Déjà, je suis heureux de savoir que l’une des nos plages occupe la 57ème  position sur 100 des plus belles plages du monde à visiter. Fort de ceci, je crois que le travail de la ministre s’avère un travail de sarcophage qui mérite d’être loué.
Mais l’État devrait dans ce domaine assurer un minimum de sécurité afin qu’il n’y ait aucune panique lors de la visite des gens un peu partout dans le pays…

10 septiembre, 2013



Au recoin de ce petit pays qu’on qualifie comme l’unique Pays Moins Avancé  (PAM) de l’Amérique, la notion de vivre en famille est encore une chose sacrée, par le simple fait que les parents tant bien que les enfants soient attachés les uns des autres. Les parents nourrissent toujours le désir de voir leurs enfants grandir ainsi que leurs petits-enfants sous le seuil de leur maison, car l’idée du communautarisme familial ne s’est jamais enfouie dans l’entendement ayitien depuis. 

Donc, Voir leurs enfants étant capable de voler de par leurs propres ailes constitue leur plus grande fierté, néanmoins les avoir encore près d’eux même avec leurs propres familles est encore un honneur et une joie inaltérable.  Par conséquent, cette façon ayitienne de vivre en communauté plus précisément en famille réunie, est sujette à d’innombrables critiques.  Certaines critiques vont à l’endroit des jeunes qu’on qualifie de parasites, qui veulent toujours même en étant adultes bénéficient de la largesse de leurs parents tout en se détournant de certaines responsabilités ; d’autres vont à l’endroit des parents qui souhaitent toujours avoir le plein contrôle du foyer de leurs enfants etc. Malgré les multiples critiques qu’on en fait, cette façon de faire constitue un point fort dans notre culture qui n’est du tout pas différent de certains pays européens comme l’Espagne par exemple. Je connais ici en Espagne des gens qui même à 40 ans sont encore sous le toit de leurs parents, et je suis plus que certain que les raisons ne sont pas différentes de celles d’Ayiti. Le cas exceptionnel que j’ai pu rencontrer, c’est un homme de 55 ans qui est encore chez ses parents. Je ne peux émettre aucune critique, mais tout bonnement je dois dire que c’est une affaire de culture et lorsqu’on parle de culture nous savons tous ce qu’elle représente pour un peuple. J’estime n’avoir pas cerné la question dans tous ces angles, c’est pourquoi je vous lance la balle afin de faire votre propre analyse. En outre, par le présent article je fais un rappel à tous les médisants qui voient uniquement le côté négatif du communautarisme familial sans prendre un peu de temps pour l’analyser sur son angle sociologique et culturel. Donc, avant de critiquer quoi que ce soit, il faut bien le cerner, pour ce faire il faut investiguer, car il est mauvais de s’entêter à dire du mal de ceux qu’on ne connait pas et mésinterpréter les choses qu’on ignore l’essence…

19 abril, 2012

La coumbite paysanne presque disparue!!!!

Les campagnes ne sont pas des territoires détachés du pays mais distingués, de par leur façon de faire et leur capacité de se mettre ensemble en vue de non seulement résoudre leurs problèmes communs mais aussi d’organiser et réaliser de grandes activités leur étant utile. Mon père m’a conté son enfance et m’explique comment les campagnards à priori paysans savaient s’entraider. La terre étant leur principale source de revenu avait l’entière importance et était aussi leur principale préoccupation. Lorsqu’ils tenaient à la labourer d’après les dires de mon père et ceux de certains personnages de sa génération, les paysans savaient organiser à tour de rôle des coumbites puisqu’ils savaient qu’ils avaient besoin les uns des autres, et qu’ensemble ils pouvaient aller plus loin. Bref, leur union faisait leur force. Cela signifie qu’à chaque fois l’un d’entre eux va semer ses plantes les autres se mettaient à l’aider à préparer la terre. Dans cette phase comme je disais tantôt, ils s’organisaient en coumbite étant une forme de réunion d’hommes et de femmes en vue de faire la mise en place de la terre à la semence. Avec des serpettes à la main, des houes, des haches, des pioches, des machettes etc. ils dansent, chantent, blaguent tout en buvant du « tafia » ensemble en vue de motiver tout le monde pour la réussite pleine et entière de la journée. À noter que cette activité est très fraternelle et constitue un rituel paysan, et de la découle également une force qui est la force paysanne, reflétant une identité et une fierté, qui à cause des tournants politico-économiques semblent être en voie de disparition. L’un des handicaps majeurs s‘immisçant durablement au sein des travaux des paysans constituent les interventions des ONG qui pour certaines agissent de façon contradictoire à notre réalité. Comment comprenez-vous que certaines ONG (Organisation Nous Gouvernant) à l’heure qu’il est, s’installent dans les campagnes en vue de tracer et construire des routes en terre battue au moment où les paysans sont en train de semer leurs plantes? Et le pire leur offrent des minables contrats basant sur le « Cash For Works ». Aussi paradoxal que cela paraisse, les paysans n’étant pas trop habitués à la rémunération journalière, on dirait, se laissent aisément prendre au piège de cette corvée masquée ou déguisée comme je l’appelle, et abandonnent la terre qu’ils ont pour certains fini de labourer, pour honorer ces piteux contrats d’un mois ou à la rigueur un mois et demi. A la fin de ce contrat non renouvelable les voilà s’affrontant la vie avec les mains branlantes pire qu’avant, puisqu’ils n’avaient rien plantés à cause de la corvée masquée qui les préoccupaient.
Ces ONG (Organisations Nous Gouvernant) selon plus d’un ont une mission spéciale, hypothéquer le peu qui nous reste de notre production nationale. Si l’on ne freine pas leurs actions, elles prendront totalement la place du gouvernement. Mais en tout cela la responsabilité incombe l’État, car c’est lui qui détient l’autorité de déterminer les domaines dans lesquels ces Organisations devraient intervenir, quand, où et comment. Malheureusement, c’est l’inverse qui se produit, puisque ce sont elles qui unilatéralement déterminent leurs propres domaines d’intervention, n’importe quand, n’importe où et n’importe comment sans consulter les autorités de l’État. Mais, nous sommes convaincus que même quand l’État serait somnambule, passif et lent dans ses actions, des citoyens avisés ne se laisseront pas noyer dans les égarements ni se perdre dans les labyrinthes de la contingence. L’ordre doit régner malgré tout, là où l’État est impuissant nous devons prendre notre responsabilité citoyenne puisque l’État c’est nous qui le constituons aussi bien que les autorités mandatées. Nous sommes tant bien que mal persuadés que malgré toutes les difficultés surgissant des hommes dévoués de la classe paysanne redonnera vie à cette coutume haïtienne presque perdue. Partons tous à la recherche de notre identité!

19 enero, 2012

La culture en tant que reflet du mode de vie d’un peuple, peut-elle être biaisée et/ ou bafouée? Depuis cette dernière décennie, quelques de nos campagnes haïtiennes restent les seules à péréniser et promouvoir quelques des mœurs et coutumes haïtiennes. Plus d’un pense que c’est à cause d’une privation modérée des nouvelles technologies, bref de la modernité. Autrefois, du temps de mes parents, les enfants qui se croisaient aux adultes la route les saluaient de manière distinguée « Bonjou tonton », « Bonjou matant », un certain respect était exprimé à leur égard. Il y avait aussi une sorte d’interconnexion et de convivialité familiale qui à l’heure qu’il est sont en voie de disparition. L’haïtien de jadis semble ne plus exister, celui d’aujourd’hui semble oublier ses racines. Nos moeurs se dégénèrent et partent toutes en fumée à l’heure de la modernité et des nouvelles technologies. Nous sommes passés des jeux traditionnels qui reflètent la fièrté et l’identité haïtienne aux jeux modernes inculquant en nous le mépris et l’oubli sempiternel de nos vraies valeurs. En jouant au : lago caché, kachkach liben, doumgaz, bonmtout, pench, roslè, lago deli, zikòs, danno, laviwonn dede, wòl, en donnant des devinettes au soir à la campagne ... nous exprimons mieux l’identité culturelle haïtienne au lieu de nous entrainer au labyrinthe culturel moderne qui piétine à fond notre culture… On s’achemine vers une fin douloureuse où ceux qui resteront attacher au patrimoine culturel haïtien seront enfermés aux musées. Honneur et mérite à tous ceux et à toutes celles qui résistent à la « coloniculturation », cette colonisation culturelle qu’on est en train de subir.
Tout comme la tribu Maasai du Kenya, nous pouvons résister et défendre notre fièrté. L’honneur haïtien est bafoué souventefois par l’haïtien, consciemment par certains et inconciemment par d’autres. Le plus souvent l’haïtien vivant en dehors de lui-même, en contradiction avec son identité, bref celui se laissant téléguider par les ennemis de notre culture expose et fait la promotion de toute autre culture sauf la sienne, ainsi nous pouvons être les propres destructeurs d’une identité que nous avions crée nous même après de longues années de luttes au prix de notre sang.
Comment négliger, les bétails, la peinture, la cuisine, les sites touristiques, les mœurs, les coutumes et les belles femmes haïtiennes servant de modèle. Comment ignorer un Yanvalou du vodou, un Zaka, un Pétro… Comment rejeter un tchaka, une soupe du giraumont le 1er Janvier… Comment détester un Rara lors des fêtes de pâques, des tours de reins d’une reine et d’un roi dansant à longueur de nuits et de journées à la musique prodigieuse des tambourineurs et des joueurs de bambous… Je ne vois franchement pas comment. Oublier, ignorer, rejeter, et négliger ces choses, serait de cesser d’être haïtien. Chose s’avérant impossible car l’haïtien, on l’a dans nos veines, nos gênes, notre sang, on le restera toujours quoi qu’on fasse. Donc, la culture est en nous on la porte avec nous partout où l’on passe. Certains renient à tout ce qui est haïtien, par contre, n’importe où l’on est après avoir fini d’uriner on crache dessus, seuls les haïtiens le font. Ce qui fait que nous sommes porteurs de cette belle culture. Il faut se rappeler que cette dernière est la plus convoitée de toute la caraïbe avec notre peinture fascinante la plus enchérie de toute l’Amérique. Haïti reste l’un des rares pays à avoir l’hospitalité comme un phénomène purement culturel. Comment pourrais-je rejeter mon identité, mon honneur, bref ma culture sinon que la protéger, la défendre, la promouvoir et l’exposer à tous et à toutes n’importe où je me serais trouvé? La culture haïtienne, une culture bafouée mais immortalisée dans la mémoire de certains haïtiens conséquents.